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Israël : La police demande que Netanyahu soit inculpé pour corruption

Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien est dans le viseur de sa police pour corruption, fraude et abus de confiance dans deux affaires.

De l’extérieur, c’est une demande qui peut surprendre. La police d’un pays qui demande l’inculpation de son Premier Ministre. C’est pourtant ce qui est en train d’arriver à Benjamin Netanyahu.

“Suffisamment de preuves pour l’inculper”

Est-ce le début de la fin pour Netanyahu ? La police de l’état hébreu réclame à corps et à cri son inculpation. Il serait mis en cause dans deux affaires de corruption, fraude et abus de confiance. Un communiqué précise les accusations.

La police a conclu qu’il existait suffisamment de preuves contre le Premier ministre pour l’inculper pour avoir accepté des pots-de-vin, pour fraude et abus de confiance.

La première affaire concerne des cadeaux, notamment des cigares de luxe ou du champagne reçus de la part de personnalités, un producteur à Hollywood, Arnon Milchan, et un milliardaire australien James Packer. On parle ici d’entre 200.000 et 300.000 euros. Le second cas est lié à la presse du pays. En l’occurrence d’un accord secret avec le propriétaire du Yediot Aharonot, Arnon Mozes. Cela lui aurait permis d’avoir une meilleure couverture politique ces dernières années.

Netanyahu sur la piste d’un record ?

Bien entendu, “Bibi” comme le surnomment ses partisans, clame son innocence à longueur d’interview et de déclarations. 

Il ne se passera rien parce qu’il ne s’est rien passé

n’hésite-t-il ainsi pas à déclarer.

Il a aussi remis en cause le rôle de la police dans une allocution à la télévision mardi 13 février.

Ces recommandations n’ont aucune valeur juridique dans un pays démocratique

Si le Premier ministre israélien réussit à survivre politiquement à cette affaire, il deviendrait le dirigeant avec le plus de longévité de l’histoire de l’Etat d’Israël. Jusque-là, il faut dire qu’il ne souffrait pas vraiment de contestations. Après, un premier mandat de 1996 à 1999, il tient en effet fermement les rênes du pouvoir depuis son retour en 2009. S’il va jusqu’au terme de sa législature actuelle, il dépassera David Ben Gourion, le fondateur historique de l’Etat.

C’est au procureur général Avishaï Mandelblit de prendre la décision à présent. Les partisans de Benjamin Netanyahu ont déjà commencé à prendre les devants toutefois. Ayelet Shaked, ministre de la Justice a ainsi expliqué qu’un Premier ministre inculpé n’était pas forcé de démissionner.

Publié le mercredi 14 février 2018 à 10:53, modifications mercredi 14 février 2018 à 10:31

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