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Iran : Une femme bousculée par un policier dans les manifestations contre le voile

La vidéo d’une femme bousculée par un policier jeudi à Téhéran, continue d’enflammer les réseaux sociaux iraniens. Alors qu’elle proteste contre le port du voile, elle a été attaquée par un policier et jetée à terre.

Un coup de pied pour la faire tomber

La scène commence de façon plus ou moins tranquille. On y voit, une jeune iranienne Mariam Shariatmadari sur une estrade. Les cheveux attachés, elle brandit son voile blanc à bout de bras. Un policier essaie de la faire descendre de façon pacifique. Mais, elle lui demande “quelle est la charge retenue contre moi ?” “Descends d’abord, je te dirai après”. , lui répond-il. Mais, elle insiste.”Dis-le maintenant devant tout le monde”. Le fonctionnaire lui répond alors qu’il s’agit de perturbation à l’ordre public. selon Le Monde. Autour , des gens commencent à applaudir, le policier réagit donc et lui donne un coup de pied pour la faire tomber.

Less images ne durent que quelques dizaines de secondes mais elles ont été abondamment commentées ces derniers jours. La jeune femme a quant à elle été transférée à la prison d’Evin dans le nord de la capitale iranienne en attente de son jugement.

Un mouvement initié dès décembre

Si cette affaire fait autant de bruit, c’est parce que ce n’est pas la première. Une trentaine de femmes ont défié le pouvoir iranien depuis fin décembre. A chaque fois c’est la même chose, à Téhéran ou en province, des femmes ôtent un foulard blanc en public. Le but ? S’opposer à  la loi obligeant les femmes en République islamique d’Iran à porter le voile.

La différence c’est que cette fois le policier serait dans l’illégalité. C’est en tout cas ce qu’avance l’avocate iranienne des droits de l’homme, Nasrin Sotoudeh sur Facebook.

Non seulement aucun homme n’a droit de faire cela à une femme, mais en plus le policier a abusé de son pouvoir. Les femmes de notre pays veulent que la décision de choisir leurs vêtements leur revienne.

Sur Twitter, on peut aussi lire “Cette même police qui fait tomber la fille de la rue Enghelab est celle qui est chargée d’assurer la sécurité”.

Bien sûr, le mouvement  a aussi ses opposants. Certains blâment ainsi les voyages des manifestantes à l’étranger, expliquant qu’elles seraient manipulées par des gouvernements ennemis. D’autres insistent que rompre la loi n’est pas la solution pour la changer. Dans tous les cas, le mouvement ne semble pas s’essouffler.

دختران خیابان انقلاب

شاپرک در بازداشت است، او دیشب در بازداشتگاه خیابان وزرا مورد ضرب و شتم قرار گرفته است. ویدا موحدی و نرگس حسینی در انتظار محاکمه اند. دختران و پسران بی نام و نشان دیگری هر روز شان با ترس محاکمه و دادگاه و زندان آمیخته شده است. آن دختران یک روز در زندگی شان را بی حجاب در شهر ظاهر شده اند و آن پسران، شرافتمندانه از هموطنان شان حمایت کرده اند. سرنوشت 29 نفری که بازداشت شده اند، چه شده است؟مامور مردی که آخرین دختر خیابان انقلاب را پرت کرد، عمل اش ایرادی نداشت؟ عمل او، غیر قانونی است زیرا نه تنها هیچ مردی حق ندارد با زنی دیگر اینگونه رفتار کند. بلکه رفتار این مامور، مشمول سو استفاده از مقام دولتی است. زنان سرزمین مان چون رود جاری شده اند، آن ها را پرت نکنید، زندان نیافکنید، محاکمه نکنید، آن ها جرمی مرتکب نشده اند. آن ها می خواهند تصمیم گیری در مورد پوشش شان به خودشان واگذار شود.

Publié par ‎Nasrin Sotoudeh نسرین ستوده‎ sur jeudi 22 février 2018

Publié le lundi 26 février 2018 à 14:36, modifications lundi 26 février 2018 à 12:10

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