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Inde : Un Américain tué par les flèches d’une tribu autochtone coupée du monde

Les Sentinelles de l’île d’Andaman-et-Nicobar en Inde, dont la population est estimée à 150 individus, s’attaquent à quiconque pose le pied sur son île. Toutes les tentatives de contact ont échoué.

John Chau, âgé de 27 ans, a été tué le 16 novembre dernier quand il a posé le pied sur l’île indienne d’Andaman-et-Nicobar. Sur cet archipel vivent les Sentinelles, une tribu autochtone qui vit coupée du monde, au beau milieu du golfe du Bengale.

Criblé de flèches

Ainsi, la tentative de John Chau de rentrer en contact avec Les Sentinelles qui vivent sur l’île indienne d’Andaman-et-Nicobar s’est terminée dans le sang. En effet, le ressortissant américain de 27 ans a péri sous les flèches des membres de cette tribu alors qu’il tentait d’approcher illégalement cette communauté coupée de la civilisation et hostile au monde moderne.

La tribu des Sentinelles – Capture d’écran Youtube

Il avait soudoyé des pêcheurs pour le transporter jusqu’à ce lieu. L’île est situé au large à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Port Blair.

Il avait essayé d’atteindre l’île Sentinel le 14 novembre mais n’y était pas parvenu. Deux jours après, il y est allé très préparé. Il a laissé l’embarcation à mi-chemin et a pris un canoë par lui-même jusqu’à l’île.

A décrit une source policière.

Ainsi, alors qu’il était attaqué par des salves de flèches, il a continué à marcher.

Les pêcheurs ont vu les tribaux nouer une corde autour de son cou et traîner son corps.

A déclaré à l’AFP une source policière sous condition d’anonymat.

Les pêcheurs ont pris peur et se sont enfuis. Mais ils sont revenus le matin suivant et ont trouvé son corps sur la plage.

La police indienne a ouvert une enquête pour meurtre rapportent nos confrères de rtl.fr. Sept pêcheurs ont été arrêtés en lien avec ce dossier. Selon la presse indienne, des pêcheurs ont prévenu un religieux de la principale ville de la région, Port Blair. Celui-ci a, à son tour, alerté la famille de la victime aux États-Unis.

La tribu la plus vulnérable du monde

Ce fait-divers braque une nouvelle fois le projecteur sur ce peuple de chasseurs-cueilleurs de North Sentinel. Sa population est actuellement estimée à 150 individus. Or, celle-ci s’attaque à quiconque pose le pied sur son île. Les tentatives de contact du monde extérieur ces dernières décennies se sont heurtées à l’hostilité et la violence. En 2006, deux pêcheurs indiens dont le bateau avait dérivé pendant leur sommeil jusqu’au rivage de North Sentinel avaient été tués.

Les Sentinelles descendraient des premières populations humaines à être parties d’Afrique et vivrait aux Andaman depuis 60.000 ans, selon l’ONG de protection des tribus autochtones Survival International. En outre, elle décrit les Sentinelles comme la société « la plus vulnérable de la planète ». En raison de leur isolement complet, ils ont en effet plus de risques de tomber malades. Mais aussi d’être décimés par des épidémies comme la grippe ou la rougeole. Des virus qui seraient apportés par des visiteurs. Or, de leurs us et coutumes, on ne sait presque rien, sinon qu’ils se nourrissent essentiellement de poissons et de tortues. Ils ne disposent ni de chef ni de sorcier. Et, d’une manière générale, leur structure sociale ne répond à aucune organisation précise, d’après les observateurs de l’ONG.

Le gouvernement indien a tenté plusieurs expéditions pendant les années 1970 et 1980 pour rentrer contact avec les Sentinelles. A cause de nombreux échecs, l’Inde y a officiellement renoncé dans les années 1990. Ainsi, l’Etat indien a-t-il interdit d’approcher à moins de cinq kilomètres de l’île d’Andaman-et-Nicobar.

Publié le jeudi 22 novembre 2018 à 9:12, modifications jeudi 22 novembre 2018 à 8:42

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