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Guerre en Syrie : le sort des djihadistes étrangers débattu à Rome

Ce jour, mardi 13 février, se joue à Rome l'avenir de djihadistes étrangers détenus en Syrie depuis la débâcle du groupe état islamique.

Le risque majeur de voir les centres de détention des “FDS” débordés reste plausible.

Une quinzaine de ministres de la Défense de la coalition internationale antidjihadiste en Syrie débattent ce mardi à Rome de la suite à donner à leur action commune, et notamment du sort des djihadistes étrangers du groupe Etat islamique (EI) détenus en Syrie. Cette réunion qui regroupe une quinzaine de ministres de la défense de la coalition internationale antidjihadiste en Syrie a débuté ce matin dans la ville aux sept collines.

Que faire des djihadistes étrangers détenus en Syrie ?

Pour le Le secrétaire à la Défense des États-Unis James Mattis, il est impératif de relancer les services publics des zones de l’est de la Syrie dont l’état islamique a été chassé pour que la vie quotidienne puisse reprendre. En effet, cet ancien général issu du corps des Marines, craint que les djihadistes se réinstallent dans les zones libérées si la population ne retrouve pas une vie quotidienne normale. Disons le clairement, ces individus sont pour la plupart indésirables dans leur pays d’origine. Une responsable du Pentagone, Kathy Wheelbarger précise. : “Nous travaillons avec la coalition sur la question des combattants étrangers détenus et nous nous attendons à ce que ces détenus rentrent dans leur pays d’origine qui devra en disposer”.
Si nous prenons l’exemple de ces deux britanniques capturés en janvier par les Forces démocratiques syriennes, et en raison des difficultés à juger des prisonniers détenus depuis des années sur la base de Guantanamo, Washington souhaiterait que Londres se charge de juger ses deux compatriotes djihadistes.

Persona non grata sur le sol britannique

C’est ainsi que Londres a fait savoir à ses alliés que ces deux Britanniques étaient indésirés étant donné qu’ils sont accusés d’être responsables de la détention et de la décapitation d’une vingtaine d’otages.
En effet, les deux bourreaux seraient impliqués notamment pour le meurtre du journaliste américain James Foley, décapité en 2012.
De son côté, les Américains ne souhaitent pas que ces prisonniers étrangers restent en Syrie. Tout bien considérée, la situation n’est pas assez stable en Syrie pour garantir que ces djihadistes ne puissent reprendre les armes un jour. En d’autres termes, la coalition arabo-kurde alliée des Etats-Unis se retrouve submergée par des milliers de djihadistes faits prisonniers. Le risque majeur de voir les centres de détention des FDS débordés reste plausible.
Autrement, les échanges devraient porter sur la poursuite des combats dans la vallée de l’Euphrate. En effet, dans cette zone se concentre les derniers djihadistes de l’E.I.

Pour conclure, il est aussi question pour l’ensemble des ministres d’évoquer la situation dans l’enclave frontalière d’Afrine, zone de l’opération militaire turque contre les unités de protection du peuple kurde (YPG), la composante kurde des FDS.

Publié le mardi 13 février 2018 à 18:22, modifications mercredi 14 février 2018 à 8:31

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