Monde

Le groupe Etat islamique « s’effondre » à Raqqa et Mossoul

Pris en étau dans ses deux grands fiefs

Le groupe Etat islamique est chaque jour un peu plus en difficulté à Raqqa en Syrie, mais aussi à Mossoul, en Irak. Dans ses deux fiefs, l’alliance arabo-kurde soutenue par Washington leur a coupé leur axe stratégique.

Encerclé à Raqqa, son fief syrien, le groupe Etat islamique est également en recul en Irak, dans leur bastion de Mossoul. Selon un haut gradé de l’armée irakienne, il commencerait même à « s’effondrer ».

Plus d’un tiers de la rive droite se trouve sous le contrôle de nos unités”.

A ainsi indiqué dimanche 12 mars le général Maan al-Saadi, un haut responsable militaire.

Par conséquent, Mossoul, une ville du nord de l’Irak et principal fief de Daech dans le pays, est coupée en deux par le fleuve Tigre.

En effet, dans la partie occidentale de la ville, depuis le 19 février, les forces du contre-terrorisme irakien (CTS) ont progressivement repris les quartiers d’Al-Amil al-Oula et d’Al-Amil al-Thaniyah.

Selon le Commandement conjoint des opérations, qui coordonne la lutte contre l’organisation terroriste dans le pays, cette avancée est la seconde grande phase de l’opération lancée le 17 octobre par les forces irakiennes appuyées par la coalition internationale sous commandement américain.

Son objectif est de reprendre la totalité de Mossoul. La deuxième ville du pays avait été conquise en juin 2014 par le groupe ultra radical sunnite au cours d’une offensive éclair. Cela lui avait permis de s’emparer de vastes territoires irakiens à l’ouest et au nord de Bagdad.

Une probable fuite du chef, Al-Baghdadi

De plus, un autre signe que l’étau se resserre sur l’Etat islamique sur le terrain moussolite est que son chef Abou Bakr al-Baghdadi a « probablement quitté Mossoul avant que Mossoul et Tal Afar ne soient isolées par les forces irakiennes.

A indiqué à l’AFP le général Maan al-Saadi.

Le chef du groupe Etat islamique n’exerce probablement aucune influence tactique sur la manière dont la bataille est menée contre les forces irakiennes à Mossoul.

A ajouté un responsable américain de la Défense devant des journalistes.

Il a probablement donné de grandes orientations stratégiques à ses chefs militaires sur place. Il les a laissés mener le combat.

A-t-il poursuivi, sous couvert d’anonymat.

La bataille pour la reprise de Mossoul aurait déplacé plus de 215 000 personnes, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Or, parmi les centaines de milliers de civils toujours présents à Mossoul-Ouest, seuls quelque 50 000 ont réussi à fuir. Ils ont pu rejoindre des camps de déplacés, d’après l’OIM.

Dans la Syrie voisine, l’Etat islamique a également essuyé un important revers de fortune. En effet, autour de leur fief de Raqqa, Daech a dû affronter trois forces distinctes.

D’une part, les troupes turques et leurs alliés rebelles syriens. Puis, les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie. Et enfin, une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.

Cependant, selon le général Maan al-Saadi, Daech prévoirait de se replier sur la vallée de l’Euphrate après la perte de Mossoul et celle de Raqqa :

Je ne pense pas que les jihadistes aient renoncé à tenir des territoires dans le cadre d’un califat.

Il a ainsi justifié :

Ils font des plans pour continuer à fonctionner comme un pseudo-Etat centré sur la vallée de l’Euphrate. A l’est de la Syrie et l’ouest de l’Irak, après la chute de Mossoul et de Raqqa.

 

Publié le dimanche 12 mars 2017 à 15:38, modifications dimanche 12 mars 2017 à 18:00

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