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La Grèce va percevoir de nouvelles aides grâce à son plan d’austérité et ses réformes drastiques

La Grèce a été en mesure de mettre en place et d’appliquer les réformes nécessaires et courageuses dont le pays avait besoin pour se redresser. L’Union Européenne vient par conséquence de débloquer une nouvelle tranche d’aide de 2,8 milliards d’euros en faveur de la Grèce. C’est Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, qui l’a annoncé lundi.

Une réunion des ministres des Finances de la zone euro s’est déroulée lundi à Luxembourg. A cette occasion, Pierre Moscovici a tenu à évoquer le cas de la Grèce.

Je pense que nous aurons une bonne réunion parce que de bons progrès ont été faits [par la Grèce]. Le jugement que nous sommes amenés à prononcer pourra être positif. Ce qui devrait ouvrir la porte au déboursement des 2,8 milliards d’euros qui restent dans le cadre de la première revue du programme [d’aide à la Grèce].

Selon une source européenne :

Le déboursement devrait être complètement approuvé, mais retardé, car nous attendons des données de septembre sur des arriérés de paiement.

Le versement de la somme colossale et vitale pour la Grèce de 2,8 milliards était conditionné à la réalisation et la mise en place de quinze réformes. Pierre Moscovici a confirmé qu’elles avaient toutes été complétées et mises en œuvre en Grèce.

La Grèce a en effet courageusement affronté la crise économique et sociétale tout en mettant en place un certain nombre de réformes imposées par l’Union Européenne ces dernières années. Les coupes sèches dans les salaires des fonctionnaires et les coups de rabots sur les retraites avaient terriblement marqué les Grecs et les citoyens européens. De nombreux Grecs ont été poussés au suicide dans ces douloureuses années. La menace du parti d’extrême droite Aube Dorée a été endiguée.

L’Union Européenne avait été accusée de se servir de la Grèce comme d’un laboratoire à ciel ouvert pour la politique d’austérité avant d’appliquer ces méthodes aux pays européens en difficulté comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la France.

Les efforts du gouvernement d’Aléxis Tsipras et de l’accession au pouvoir du parti Syriza ont porté leurs fruits même si ces dernières années furent très difficiles pour la classe politique (accusée de trahir les idéaux de la campagne pour se vendre à la solde de l’Union Européenne et de ses réformes d’austérité), et pour le peuple Grec (déclassement et baisse considérable du niveau de vie et du pouvoir d’achat).

Parmi les quinze réformes, de nombreuses privatisations dans certains secteurs comme l’énergie ou bien encore la création d’une autorité indépendante pour surveiller les revenus publics ont été mises en place.

Le gouvernement d’Athènes et les pays de la zone euro avaient passé un accord en juillet 2015 pour un troisième plan d’aide avec l’octroi de fonds pouvant aller jusqu’à 86 milliards d’euros pour la Grèce en contrepartie de la mise en place et de l’application d’un certain nombre de réformes.

En plus des 2,8 milliards d’euros d’aide, une première tranche de 7,5 milliards a déjà été versée en juin afin de permettre à la Grèce de rembourser les précédents crédits.

L’Union Européenne est également bien consciente d’une terrible situation que parvient à surmonter la Grèce avec beaucoup de dignité et d’humanité contrairement à d’autres nations comme la Hongrie. La Grèce est en effet également en première ligne dans la crise migratoire avec l’accueil et l’aide apportés aux migrants et aux réfugiés qui débarquent chaque mois sur les côtes des îles grecques comme à Lesbos.

Publié le mardi 11 octobre 2016 à 17:52, modifications mardi 11 octobre 2016 à 16:01

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