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Grande-Bretagne : Une femme de 60 ans se bat pour donner naissance à ses petits-enfants

Une Britannique de 60 ans a remporté une importante bataille juridique dans le but de pouvoir porter et enfanter les enfants de sa fille décédée.

Jeudi 30 juin, une femme britannique âgée de 60 ans a remporté une bataille juridique qu’elle menait depuis 5 ans : le droit de porter les enfants de sa fille, décédée d’un cancer en 2011, selon le New York Times.

Cette dame, tout simplement surnommée Mrs M. dans les documents de la Cour d’appel de Londres, est formellement parvenue à contester une décision de l’agence gouvernementale responsable en matière de fécondation et d’embryologie (HFEA). Une décision qui l’empêchait de transporter les ovules congelés de Londres vers New York, en raison de l’absence de consentement par écrit.

En effet, après la disparition de sa fille, cette femme avait pris rendez-vous avec une clinique à New York pour concevoir un enfant en s’appuyant sur un donneur de sperme anonyme. Tout était prêt, mais l’agence gouvernementale avait refusé de lui transmettre les ovules de sa fille.

Suite à cette mésaventure, cette dame avait entrepris plusieurs démarches légales afin de pouvoir exaucer les derniers vœux de sa fille :

Je veux que tu portes mes bébés. Je ne veux pas avoir fait les traitements de fécondation in vitro afin de préserver mes ovules en vain.

Après un premier échec, en 2014, faces à l’agence gouvernementale, cette mère/grand-mère a tout de même eu gain de cause attendu que la Cour d’appel de Londres vient d’affirmer qu’il y avait lieu de considérer ce consentement comme valide.

L’agence gouvernementale a certifié avoir rendu sa décision en se fondant uniquement sur le consentement de la fille et non sur les questions éthiques qui entourent une telle procédure. Il n’existe effectivement aucune loi en Angleterre limitant l’âge maximal d’une femme pour se faire inséminer des ovules, déjà congelés.

L’agence compte revoir sa décision à la lumière du jugement de la Cour d’appel. Une histoire compliquée qui risque de créer un précédent juridique important.

La Cour d’appel a également condamné la HFEA à verser 120 000 €. Une somme qui permettra de payer la FIV.

Publié le mardi 5 juillet 2016 à 13:21, modifications mardi 5 juillet 2016 à 10:23

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