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Le Royaume-Uni et les Etats-Unis lancent une alerte sur une « cyberactivité malveillante » de la Russie

D’après Londres et Washington, l’Etat russe mène ou a mené une « cyberactivité malveillante » à l’égard des administrations et des infrastructures privées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

Lundi 16 avril, une alerte a été émise par les États-Unis et la Grande-Bretagne après des soupçons de cyberactivité malveillante de la part de la Russie.

Les cibles de cette cyberactivité malveillante sont principalement les gouvernements et les organisations du secteur privé. Les fournisseurs d’infrastructures cruciales et les fournisseurs d’accès à internet.

Ont annoncé dans un communiqué conjoint le National Cyber Security Center britannique. Et, côté américain, le FBI et le Département de la sécurité intérieure.

Sécurité et économie menacées

Dans le détail, sont notamment visés les routeurs électroniques ou les pare-feu informatiques. Des dispositifs cruciaux dans le cheminement des informations numériques. Ainsi, le communiqué met en garde aussi bien les fournisseurs d’accès que les utilisateurs. Il cite des organisations de la recherche sur la cybersécurité ainsi que d’autres gouvernements à l’appui de ces informations. Toutefois les deux organisations n’ont pas donné de détails sur la date ou l’ampleur de ces actions malveillantes.

Il menace notre sécurité et notre santé économique.

A détaillé le communiqué

Or, comme le rappelle le département de la sécurité intérieure américain prendre le contrôle de ces réseaux permet

D’espionner, de soutirer des éléments de la propriété intellectuelle, de conserver un accès permanent aux réseaux de la victime et de poser potentiellement les fondations d’opérations agressives futures.

A titre d’exemple, les auteurs d’une attaque pourraient à distance neutraliser une centrale de production d’électricité ou l’endommager dans son fonctionnement. Selon les autorités américaines, ces efforts de piratages s’inscrivent dans la suite d’un vaste ensemble d’opérations hostiles déclenchées par des agences russes de renseignement civil et militaire. Ces cyberattaques se sont accélérées depuis deux ans. Elles avaient notamment permis aux Russes de s’infiltrer dans le système informatique du parti démocrate de la candidate démocrate Hillary Clinton. Pour rappel, des milliers d’emails avaient été rendus publics durant la campagne électorale de 2016. Le but étant d’affaiblir la concurrente de Donald Trump .

Vers une nouvelle guerre froide ?

Les experts fédéraux ont décrit ces cyberattaques dans un rapport baptisé « Grizzly Steppe ».

Ciaran Martin, directeur du National Cyber Security centre (NCSC) britannique, a annoncé samedi 14 avril que ses services étaient au plus haut niveau d’alerte.

Nous sommes en état d’alerte et nous essayons de faire tout notre possible pour empêcher une attaque.

Par ailleurs, la publication du communiqué intervient alors que la tension est montée d’un cran entre la Russie et l’Occident. En effet, Washington et Londres ont procédé à des frappes contre le régime syrien, allié de Moscou. Par ailleurs, Theresa May avait mis en cause l’administration de Poutine dans l’empoissonnement sur son territoire début mars un ex-espion russe, Sergueï Skripal et sa fille.

De son côté, le Kremlin, n’a pas réagi à ces annonces. Toutefois, l’administration de Vladimir Poutine a toujours nié les précédentes accusations selon lesquelles il mènerait des cyberattaques contre les Etats-Unis et d’autres pays.

Publié le mardi 17 avril 2018 à 11:16, modifications mardi 17 avril 2018 à 10:18

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