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Etats-Unis : John Hinckley qui avait tenté d’assassiner Ronald Reagan a été libéré

La justice américaine a estimé que l’homme qui a attenté à la vie du président américain en 1981 pouvait être libéré, mais sous certaines conditions.

John Hinckley, aujourd’hui âgé de 61 ans, est interné dans un hôpital psychiatrique depuis plus de trente ans. Il avait tenté d’assassiner Ronald Reagan à la sortie de l’hôtel Hilton de Washington le 30 mars 1981. S’il n’avait pas réussi à tué le président américain, il avait atteint trois personnes, dont James Brady, le porte-parole de la Maison Blanche de l’époque.

Ronald Reagan n’a pas été touché directement par les balles de John Hinckley, mais l’une d’elles avait ricoché sur la limousine présidentielle blindée et l’avait frappé à la poitrine. La balle était passée à quelques centimètres du cœur.

Le tireur avait déclaré pendant son procès en 1982 qu’il avait voulu impressionner l’actrice Jodie Foster, qu’il avait vue dans le film Taxi Driver.

Il avait été déclaré non coupable car considéré comme irresponsable du point de vue pénal. Il avait donc été placé dans l’hôpital psychiatrique St. Elizabeth, à Washington. Il avait le droit de sortir 17 jours par mois et à la seule condition de rendre visite à sa mère, qui habite à Williamsburg, une ville située à 240 kl au sud de la capitale fédérale.

Ainsi, le juge Paul Friedman a ordonné, mercredi 27 juillet, que John Hinckley pouvait être remis en liberté dès le 5 août. Cependant il sera assigné à résidence à Williamsburg (en Virginie)

John W. Hinckley Jr. est autorisé à résider à plein temps à Williamsburg, Virginie, dans le cadre d’une libération en convalescence, qui ne devra pas commencer avant le 5 août 2016

A estimé Paul Friedman qui officie dans un tribunal fédéral de Washington.

Le magistrat a estimé que John Hinckley ne constituait plus de menace pour lui-même ni pour autrui.

Il va donc pouvoir vivre avec sa mère, âgée de 90 ans, dans une « gated community », un quartier résidentiel sécurisé avec un accès public restreint dans l’Etat de Virginie. Néanmoins, cette semi-liberté va s’accompagner d’une liste de trente-quatre conditions très détaillées pour encadrer cette relaxe.

Il s’agit notamment de signaler tout déplacement, de suivre régulièrement des soins médicaux, de ne pas communiquer avec les médias ou encore de ne pas boire d’alcool.

Publié le jeudi 28 juillet 2016 à 10:35, modifications jeudi 28 juillet 2016 à 10:39

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