Monde

Etats-Unis : Le fils de Donald Trump compare les réfugiés à des bonbons empoisonnés

Dans un message publié sur Twitter, le fils de Donald Trump n’a pas hésité à faire l’amalgame entre réfugiés et bonbons empoisonnés.

A l’image de son père, Donald Trump Junior a le don de faire parler de lui avec des déclarations chocs.

En effet, le fils du candidat républicain à la Maison Blanche vient de susciter une vague d’indignation, lundi 19 septembre, en comparant sur son compte Twitter les réfugiés syriens à des bonbons empoisonnés :

Si j’avais un bol de Skittles et que je vous disais que trois d’entre eux allaient vous tuer, vous en prendriez toute une poignée ? Voilà, c’est ça notre problème avec les réfugiés syriens.

A-t-il ainsi publié avec une illustration.

En comparant les Syriens à des friandises contaminées sur fond d’image de campagne de son père, Donald Trump Junior rompt volontairement avec le politiquement correct et fustige, sans scrupule, l’arrivée des migrants sur le territoire américain.

Il n’hésite pas à accompagner son montage d’un commentaire clair et sans concession :

Cette image résume parfaitement la situation. Finissons-en avec les mesures politiquement correctes qui ne donnent pas la priorité aux Américains

Une comparaison qui, sans surprise, a scandalisé les Etats-Unis. L’ancienne plume de Barack Obama, de 2009 à 2013, Jon Favreau, lui a répondu sur Twitter en partageant la photo du petit Omran, 5 ans, blessé dans un bombardement sur Alep (Syrie), en interpellant Donald Trump Jr pour lui rappeler que ce petit garçon était un des “Skittles” auquel le fils du candidat fait référence.

https://twitter.com/jonfavs/status/778036417167368192

Cependant, le fils du candidat n’en est pas à sa première polémique. Le 15 septembre, il avait ainsi fait référence aux chambres à gaz dans une charge contre les médias qui couvrent la campagne. Accusant les médias d’avoir pris fait et cause pour Hillary Clinton, il avait estimé que :

Les journalistes l’ont laissée glisser sur chaque couac, chaque mensonge, chaque combine de la convention du parti démocrate pour écarter Bernie Sanders. Si les républicains en avaient fait autant, ils seraient en train de faire chauffer la chambre à gaz.

La classe politique américaine avait vivement réagi. Hillary Clinton avait relayé un tweet d’Evan McMullin, candidat indépendant à l’élection présidentielle américaine, qui évoquait une « référence nazie non surprenante ».

Publié le mercredi 21 septembre 2016 à 9:42, modifications mercredi 21 septembre 2016 à 7:22

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !