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Etats-Unis : Donald Trump promet d’abolir le droit du sol

A une semaine des élections de mi-mandat, Donald Trump annonce son intention d’abolir le droit du sol.

Dans un entretien exclusif au site d’information Axios et à la chaîne HBO qui sera diffusé dimanche 4 novembre sur la chaîne privée, Donald Trump a affirmé vouloir mettre fin, par décret présidentiel, au droit du sol aux Etats-Unis. Un texte qu’il qualifie de « ridicule ».

C’est ridicule. Nous sommes le seul pays du monde où une personne peut venir, avec un bébé. Et ce bébé est citoyen américain pour 85 ans avec tous les bénéfices. C’est ridicule et cela doit cesser.

A déclaré Donald Trump dans le cadre de cette série documentaire en quatre parties dont la diffusion débute ce dimanche. Par ailleurs, le président des Etats-Unis a expliqué en avoir parlé avec ses conseillers. En outre, il a précisé que la procédure était en cours.

Pourtant, cette proposition, formulée dans la dernière semaine d’une campagne électorale dans laquelle Donald Trump tente de placer l’immigration au cœur des débats, pourrait se heurter à un obstacle de taille.

Remise en cause du 14ème amendement

Au-delà de la levée de boucliers qu’elle devrait susciter, la possibilité même pour le président de pouvoir remettre en cause, par décret, ce principe inscrit dans le 14ème amendement de la Constitution, est vivement contestée par nombre de juristes. En effet, un tel texte serait immédiatement contesté devant les tribunaux. Il remettrait en cause le 14e amendement de la Constitution. Celle-ci qualifie de citoyen américain de facto tout enfant né sur le territoire.

Or, au sein-même du camp Républicain, des voix se sont élevées. Elles ont argué qu’il était impossible de remettre en cause, et d’un simple décret, l’une des pierres angulaires du système d’immigration. Ainsi, le chef de la majorité à la Chambre, Paul Ryan, a lui-même reconnu qu’il était impossible de modifier la Constitution de cette façon. Cependant, les Républicains sont prêts à mener la bataille jusqu’à la Cour suprême. D’autant qu’ils détiennent désormais la majorité. Ainsi, entendent-ils faire valoir que cet amendement ne peut pas s’appliquer aux personnes illégalement présentes dans le pays.

D’ici là, à une semaine des élections de mi-mandat, cette déclaration de Donald Trump vise avant tout à mobiliser son électorat. Car rappelons-le, le président américain se présente comme le seul à même de lutter contre l’immigration clandestine. Un « fléau » qu’il décrit comme « un danger existentiel pour les Etats-Unis ».

Publié le mercredi 31 octobre 2018 à 11:23, modifications mercredi 31 octobre 2018 à 10:52

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