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Etats-Unis : Donald Trump favorable au retour de la torture

Le 45ème président des Etats-Unis avait déjà fait part de sa position sur la simulation de noyade lors de sa campagne. Dans une interview sur la chaîne américaine ABC, il a confirmé son désir de rétablir une technique d’interrogation interdite par Barack Obama, et considérée comme de la torture.

Donald Trump revient encore une fois sur sa position en faveur de la torture. Pendant sa campagne, le président avait clairement affiché son envie de rétablir une technique d’interrogation pourtant interdite par Barack Obama. Il était cependant revenu sur ses déclarations en novembre 2016 après avoir discuté avec le général retraité James Mattis, aujourd’hui ministre de la Défense.
Mais le 45ème président des Etats-Unis est connu pour ses prises de positions fluctuantes. En effet, dans une interview pour la chaîne ABC, Donald Trump vient de se re-déclarer favorable au retour de telles techniques.

La torture condamnée par Obama

La simulation de noyade est une technique d’interrogation mise en place par l’administration Bush après les événements du 11 Septembre 2001. Pratiquée par la CIA, elle consiste à simuler la noyade chez une personne grâce à un linge placé sur son visage et arrosé d’eau. Le fameux rapport du Sénat américain dévoilait en décembre 2014 l’utilisation de ces techniques contre plusieurs prisonniers. A son arrivée au pouvoir en 2009, Barack Obama avait mis fin à ce programme.

Un projet de décret pour le retour de la torture?

Si Donald Trump a longuement discuté de l’efficacité de cette technique, il ne peut décider seul de son retour. En effet, la simulation de noyade a été légalement exclue du manuel de l’armée américaine. Ce manuel recense toutes les techniques d’interrogations autorisées par le gouvernement. Mais un simple décret n’est pas suffisant pour rétablir le waterboarding. Une proposition de décret demandant à l’administration la possibilité de modifier le manuel a cependant été déposée récemment. Le président a déclaré qu’il laisserait la décision au chef de la CIA ainsi qu’au ministre de la Défense et à son équipe. On connaît déjà la position de James Mattis sur cette question. Reste à savoir ce qu’en pense Mike Pompeo, le directeur actuel de la CIA. Si celui-ci ne s’est jamais clairement exprimé sur le sujet, on sait qu’il a défendu la CIA lorsqu’il était sénateur.

Publié le jeudi 26 janvier 2017 à 13:44, modifications jeudi 26 janvier 2017 à 13:25

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