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Etats-Unis : Donald Trump crie au complot et accuse Barack Obama

Alors que l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection américaine dérange son ministre de la Justice, Donald Trump a, de nouveau, accusé Barack Obama, de l’accusant de l’avoir mis sur écoute durant la campagne présidentielle.

Donald Trump a persisté, dimanche 5 mars, dans ses accusations contre Barack Obama. En effet, il s’est dit victime d’écoutes téléphoniques mises en place par son prédécesseur.

Le président américain a lancé cette accusation, depuis sa résidence privée de Mar-a-Lago à Palm Beach (en Floride). Il s’est exprimé dans une série de cinq tweets, sans donner de détails, ni de preuves.

Cependant, il a reproché à l’ancien président d’être une « personne malfaisante ou malade ».

Exécrable ! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire.

A ainsi écrit Donald Trump.

C’est l’attaque la plus violente menée contre son prédécesseur depuis sa prise de fonctions le 20 janvier. Sollicité par l’AFP, l’entourage de Barack Obama n’a pas réagi dans l’immédiat.

C’est du maccarthysme

A-t-il commenté, en référence à la traque des militants et sympathisants communistes aux États-Unis dans les années 50.

Donald Trump a fait un parallèle avec le scandale du Watergate, l’espionnage politique qui aboutit en 1974 à la démission de Richard Nixon, alors président du pays.

Le Congrès va mener l’enquête

Ainsi, le nouveau président républicain a ainsi demandé une enquête auprès du Congrès. L’objectif étant pour la Maison Blanche de déterminer si l’administration Obama avait abusé de son « pouvoir d’enquête ».

L’équipe de Donald Trump va plus loin en affirmant avoir des informations « troublantes » au sujet de possibles écoutes téléphoniques de la Trump Tower, à New York.

Par conséquent, le Congrès américain a accepté d’enquêter sur d’éventuelles écoutes de Donald Trump par son prédécesseur. La commission du renseignement de la Chambre des représentants cherchera à déterminer, dans le cadre de son enquête sur les interférences de la Russie dans la campagne électorale américaine, si l’administration Obama a demandé la mise sous surveillance de Donald Trump, a indiqué son président.

« Il n’y a pas eu d’écoutes » pour le FBI

Selon le New-York Times, qui cite des responsables anonymes, le patron du FBI, James Comey, a demandé dimanche au département de la Justice de ne pas donner suite à cette plainte.

Il a estimé que les accusations de Donald Trump ne reposaient sur rien.

Il n’y a pas eu d’écoutes téléphoniques organisées contre le président-élu à l’époque, ni quand il était candidat, ni contre son équipe de campagne.

A de son côté déclaré James Clapper, qui a quitté ses fonctions à la tête du renseignement américain fin janvier.

Un président ne peut pas ordonner des écoutes.

A réagi sur Twitter Ben Rhodes, un ancien proche conseiller de Barack Obama.

D’après la loi américaine, la mise en place d’écoutes nécessite un mandat d’un juge fédéral qui doit être convaincu que la cible est un « agent d’une puissance étrangère ».

Jusqu’à l’élection de novembre, Barack Obama et Donald Trump entretenaient des relations très tendues.

Le président démocrate avait lancé de très violentes attaques contre le candidat républicain lors de la campagne électorale. Puis les deux hommes s’étaient entretenus à la Maison Blanche deux jours après la victoire de Donald Trump et avaient joué l’apaisement.

Monsieur le président, c’était un grand honneur d’être avec vous.

Avait déclaré Donald Trump sur un ton très posé, presque intimidé.

Publié le lundi 6 mars 2017 à 12:39, modifications lundi 6 mars 2017 à 14:16

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