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Etats-Unis : une action militaire contre la Corée du Nord devient « une option »

Selon Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat américain, la politique de « patience stratégique » adoptée par l’administration Obama vis-à-vis de la Corée du Nord a fait long feu. A présent, toutes les options sont sur la table, y compris une intervention militaire.

Face à l’agitation militaire de la Corée du Nord, Barak Obama avait cessé de participer à des discussions multilatérales. Cette situation devait durer aussi longtemps que le pays ne s’engageait pas à renoncer à développer l’arme nucléaire.

Les discussions entre les six pays (États-Unis, Russie, Japon, Chine et les deux Corées) sont ainsi en suspens depuis 2009.

Or, la patience des Etats-Unis a des limites et celles-ci ont été atteintes.

Lassés des provocations du dernier régime stalinien de la planète, les Etats-Unis viennent, par la voix du Secrétaire d’Etat Rex Tillerson, d’envoyer un message sans ambiguïté à la Corée du Nord. L’objectif étant qu’il cesse le développement de son programme nucléaire :

Que les choses soient claires, la politique de la patience stratégique a pris fin. Nous examinons de nouvelles pistes en matière de sécurité et de diplomatie. Toutes les options sont sur la table.

Il s’est exprimé à Séoul en Corée du Sud, vendredi 17 mars.

Il a pris la parole quelques jours à peine après que Kim Jong-un a procédé à de nouveaux tirs de missiles balistiques, visant les bases américaines au Japon.

Ainsi, le nouveau chef de la diplomatie américaine a clairement fait savoir que l’administration Trump utilisera une approche plus offensive que son prédécesseur.

Tout en appelant les pays du monde à rejoindre la position américaine, il a ajouté qu’une une « réponse appropriée » sera apportée à toutes les initiatives qui menaceraient le Sud.

Certainement, nous ne voulons pas que les choses en viennent au conflit militaire.

A déclaré Rex Tillerson sur la base aérienne d’Osan.

S’ils élèvent le niveau de menace de leur programme d’armements à un niveau qui nécessite à nos yeux une action. Alors, cette option sera sur la table.

Des sanctions sans effet

La Corée du Nord est visé depuis de nombreuses années par diverses sanctions. En effet, après avoir violé plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, il a été condamné par de nombreuses sanctions.

Pourtant rien qui ne l’a dissuadé de poursuivre ses essais. Pour la seule année 2016, le pays a effectivement mené deux essais nucléaires et pas moins de 24 essais balistiques.

Il a ainsi, provoqué l’inquiétude en Corée du Sud, mais aussi au Japon, les deux grands alliés traditionnels des Etats-Unis dans la région.

Cette situation explique pourquoi les États-Unis maintiennent toujours environ 28 000 soldats en Corée du Sud. Washington en a également 54 000 au Japon.

Rex Tillerson va poursuivre son déplacement en Asie en se rendant en Chine. A cette occasion, il devrait faire pression sur le principal allié diplomatique et partenaire commercial de la Corée du Nord pour qu’il joue de son influence.

Néanmoins, si Pékin s’inquiète comme Washington du programme nucléaire de son turbulent voisin, il estime que les Etats-Unis ont joué un rôle dans l’escalade des tensions.

Publié le samedi 18 mars 2017 à 11:36, modifications samedi 18 mars 2017 à 11:19

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