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Espagne : La justice retire les mandats d’arrêts européens et internationaux contre Carles Puigdemont

Carles Puigdemont, qui vit actuellement en Allemagne, et d’autres dirigeants catalans qui se sont exilés, sont donc désormais libres de se déplacer à l’étranger.

Jeudi 19 juillet, les mandats d’arrêt européens et internationaux contre l’ex-président catalan Carles Puigdemont ont été retirés. Cet arrêté concerne également les cinq autres dirigeants indépendantistes ayant fui à l’étranger.

Des mandats d’arrêts toujours en cours en Espagne

Ainsi, cette décision a été prise par Pablo Llarena. Il s’agit du juge espagnol chargé de l’enquête de la sécession de la Catalogne d’octobre dernier. Actuellement l’ancien président catalan vit en Allemagne. Les autres dirigeants catalans, dont quatre membres de l’exécutif, Toni Comín, Lluís Puig et Meritxell Serret, sont eux exilés en Belgique. Quant à Clara Ponsati, elle vit en Ecosse. Ainsi, ils sont désormais libres de se déplacer à l’étranger sans courir le risque d’être arrêtés et extradés.

Toutefois, les anciens dirigeants catalans seraient incarcérés s’ils revenaient en Espagne. En effet, le mandat d’arrêt a toujours cours dans le pays.

Vers la fin de l’affaire ?

Ce retrait intervient après la décision, il y a une semaine, de la justice allemande de n’autoriser l’extradition de Carles Puigdemont vers l’Espagne que pour le chef d’inculpation de malversation et non pour rébellion. Or, dans son arrêt rendu public jeudi, le juge Pablo Llarena dit refuser l’extradition de l’ex-président catalan pour ce seul chef de malversation. Une charge qu’il considère d’une faible gravité. Ce que voulait et veut encore la justice espagnole, c’est Carles Puigdemont soit jugé pour « sédition et rébellion ». Une accusation très grave qui peut valoir jusqu’à 30 ans de prison. Le juge espagnol a donc préféré renoncer à son extradition.

Cependant, l’incertitude demeure quant aux suites de la procédure, le juge Llarena ayant déjà retiré un premier mandat d’arrêt international contre ces indépendantistes en décembre avant de le réactiver fin mars.

Si nous accueillons positivement cette annonce. Nous devons aussi rester prudents jusqu’à ce que le gouvernement espagnol nous garantisse que c’est la fin de l’affaire.

A d’ailleurs réagi Aamer Anwar, l’avocat de Clara Ponsati.

De son côté, Carles Puigdemont a jugé que la décision de la justice espagnole était « la démonstration de l’immense faiblesse du dossier ». Dans un tweet, Carles Puigdemont a par ailleurs appelé la justice espagnole à « suspendre la détention provisoire des neuf autres dirigeants indépendantistes incarcérés en Espagne pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre ».

Qu’elle commence à agir comme la justice européenne.

Publié le vendredi 20 juillet 2018 à 9:34, modifications vendredi 20 juillet 2018 à 8:53

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