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Election présidentielle américaine : Donald Trump lâché par les siens

Malgré une baisse significative dans les sondages et les invectives de son parti à se désengager de la course à la Maison Blanche, Donald Trump s’est montré encore plus agressif et combatif face à Hillary Clinton. Dans le même temps, le parti des républicains se trouve dans une impasse, tiraillé entre abandonner son candidat et sauver la majorité et Congrès.

Les cadres du parti républicain semblent avoir abandonner tout espoir de reconquérir la Maison Blanche grâce à leur candidat, Donald Trump. Au lendemain d’un débat d’une rare violence entre l’homme d’affaires et sa rivale, les ténors du parti cherchent à présent à sauver les meubles, c’est-à-dire leur majorité au Congrès.

En effet, c’est le chef de file du parti, Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants, qui a annoncé ce lundi 10 octobre qu’il ne défendrait pas ou ne ferait pas campagne pour Donald Trump.

Las des discours polémiques ou déclarations obscènes et sexistes, l’homme fort du parti, « écœuré par les propos du candidat sur les femmes », n’a pas expressément demandé au magnat de l’immobilier de se retirer de la campagne. Cependant, il a clairement énoncé rompre tous liens avec le milliardaire qu’il n’a jamais vraiment apprécié.

Pourtant, le chef des républicains entend bien sauver la majorité de son parti au Congrès, qui sera renouvelée le même jour que les résultats de l’élection présidentielle. Il a ainsi déclaré qu’il ne voulait pas donner à Hillary Clinton « un chèque en blanc avec un Congrès contrôlé par les démocrates ».

Une déclaration qui n’a pas été du goût de Donald Trump, qui a publiquement taclé Paul Ryan sur son compte Twitter, aggravant encore plus la crise interne :

Paul Ryan devrait passer plus de temps sur le budget, l’emploi et l’immigration illégale plutôt que de perdre son temps à combattre le candidat républicain.

Depuis le 16 juin 2015, date à laquelle Donald Trump a annoncé sa candidature, le Grand Old Party n’est pas serein. Très vite le malaise des débuts s’est transformé en déchirements entre les membres du parti républicain. A présent ce sont près de 50 élus qui ont publiquement annoncé qu’ils ne soutiendraient pas leur candidat. C’est également le cas de plusieurs figures emblématiques du parti comme Mitt Romney, Arnold Schwarzenegger ou Condoleeza Rice.

Il y a péril maintenant en la demeure car plus que jamais la reconquête du Congrès semble à portée de main pour les démocrates qui se mettent à rêver d’une victoire, jusqu’alors impensable.

Publié le mardi 11 octobre 2016 à 11:12, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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