Monde

Election présidentielle américaine : « C’est quoi Alep ? » demande un candidat

Alors qu’il était interrogé à propos de la guerre civile en Syrie, le candidat du parti libertarien, Gary Johnson, a exposé aux yeux de tous ses lacunes en politique étrangère.

« C’est quoi Alep? ». Voici la phrase qui a fait le tour des réseaux sociaux et des médias jeudi 8 septembre aux Etats-Unis. On la doit à Gary Johnson, le responsable du parti libertarien (parti qui est favorable au libéralisme poussé à l’extrême avec une législation minimale et à des libertés individuelles fortes). Mais il est surtout le troisième candidat de l’élection présidentielle américaine.

Interviewé par Mike Barnicle, dans l’émission Morning Joe diffusée sur la chaîne MSNBC, Gary Johnson a été interpellé pour répondre à la question :

Que feriez-vous s’il vous étiez élu à propos d’Alep ?

Et c’est quoi Alep ?”,

A alors demandé le candidat, l’air surpris.

Vous vous moquez de moi

Lui a répondu le journaliste.

Non

S’est enfoncé Gary Johnson, ne sachant quoi répondre au sujet de cette ville au nord de la Syrie. Cette métropole étant divisée depuis 2012 en quartiers Ouest détenus par l’armée de Bachar el-Assad et en secteurs Est sous le contrôle des rebelles qui sont quotidiennement bombardés par les avions du régime et de son allié russe, fait pourtant régulièrement la une de la presse mondiale.

Interloqué et dans un malaise général Mike Barnice lui a doctement expliqué ce qu’était Alep :

Alep est en Syrie, c’est l’épicentre de la crise des réfugiés.

Visiblement, les mots Syrie et crise des réfugiés ont permis à Gary Johnson de retrouver ses esprits. Il a donc rapidement enchaîné, en développant les grandes lignes de sa politique sur le conflit syrien, c’est-à-dire « tendre la main à la Russie pour mettre fin au conflit de manière diplomatique ».

Cette sévère lacune sur les questions de politiques internationales a généré le hashtag #WhatisAleppo qui s’est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.

Selon une moyenne de sondages réalisés pour le Washington Post, Gary Johnson obtiendrait 13% des voix dans les 50 Etats.

Ainsi, le troisième homme fort dans cette campagne pour l’accession à la Maison Blanche, le 8 novembre prochain, a encore deux mois pour réviser sa géopolitique et combler ses lacunes sur le conflit syrien.

Publié le samedi 10 septembre 2016 à 13:06, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !