Monde

Emprisonné, un couple de lesbiennes raconte son cauchemar

Lesbiennes prisonnières

Parti pour rendre visite à la famille de l’une d’elles à Dubaï, ce couple de lesbiennes a fini son périple dans une prison turque, inculpé pour terrorisme.

Un piège pour la faire rentrer à Dubaï

Le 14 avril 2017, Jimena Rico, 28 ans, une jeune femme espagnole, s’envole pour Dubaï après que sa petite-amie Shaza Ismail, 21 ans, de nationalité égyptienne, a reçu un coup de fil de son père, l’informant que sa mère était gravement malade.

Cependant, une fois débarquées aux Émirats arabes unis, les deux jeunes femmes sont immédiatement menacées de mort par le père de Shaza. En effet, ce dernier, qui a récemment découvert que sa fille était lesbienne, ne l’accepte pas et veut la séquestrer. En réalité, sa femme n’est nullement malade. Ce n’était qu’un piège pour faire rentrer sa fille afin de la « raisonner ».

Arrêtées pour “soupçon de lien avec une entreprise terroriste”

Les deux jeunes femmes parviennent tout de même à s’enfuir. Elles s’envolent alors pour la Géorgie, où elles espèrent trouver une correspondance pour Londres. Toutefois, alors qu’elles se sentaient en sécurité, le père de Shaza les retrouve et débarque à l’aéroport. Après une violente dispute avec le couple, il saisit les papiers d’identité de sa fille et les déchire.

Les autorités géorgiennes escortent alors le couple à la frontière turque, puis les transfère à Istanbul. Arrêtées pour “soupçon de lien avec une entreprise terroriste“, elles seront obligées de signer des papiers dont elles ne comprennent même pas la langue.

Un traitement “inattendu, inhumain et horrible”

Avant qu’elles ne soient placées en détention, la jeune Espagnole parvient à prévenir sa famille. Ses proches alertent aussitôt les autorités espagnoles. L’affaire remonte jusqu’au ministère des Affaires étrangères. Le couple passera tout de même trois jours en prison et subira un traitement “inattendu, inhumain et horrible”.

Les deux jeunes femmes ont finalement été libérées grâce aux négociations du ministre des Affaires étrangères espagnol. Rapatriées en Espagne, la famille de Jimena les a accueillies à bras ouverts. Leur cauchemar aura duré trois semaines.

Le père nie les faits

Le père de la jeune Egyptienne a donné une tout autre version des faits à la chaîne espagnole Antena 3. Il a déclaré qu’il avait “accueilli” sa fille et qu’il lui avait proposé de voir un psychologue. Toujours selon lui, elle aurait même accepté de rester à Dubaï pour y terminer ses études. S’il a avoué avoir déchiré son visa, il a assuré que c’était un accident.

Publié le samedi 6 mai 2017 à 12:07, modifications samedi 6 mai 2017 à 11:45

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