Monde

Donald Trump s’attaque déjà à l’Obamacare

La réforme de santé en sursis

Donald Trump a signé son premier un décret qui vise à limiter l’application de réforme du système de santé mis en place par Barack Obama. Tout un symbole.

A peine investi comme 45ème président des Etats-Unis, Donald Trump a signé vendredi 20 janvier son premier décret. Et il s’agit d’un acte fort en symbole puisqu’il s’attaque à une réforme emblématique de son prédécesseur : la loi sur l’assurance-maladie dite « Obamacare ».

De plus, l’instant a été immortalisé grâce aux caméras invitées dans le Bureau ovale pour assister à la signature du document.

Une réforme vilipendée par les conservateurs

L’Obamacare, la réforme du système de santé, avait été votée en 2010. Elle vise à aider tous les Américains à souscrire à une couverture maladie.

L’objectif affiché de cette réforme était de faire passer du côté des assurés une proportion conséquente de la cinquantaine de millions d’habitants qui n’étaient pas assurés jusque-là. Visant également à élargir les critères de revenus pour bénéficier d’une assurance publique à destination des plus pauvres (Medicaid).

Ainsi, les Américains s’exposent, depuis cette réforme, à une pénalité fiscale s’ils ne sont pas couverts. En échange, les foyers modestes peuvent bénéficier d’aides plus ou moins généreuses pour payer leur assurance privée.

Grâce à cet “Affordable Care Act”, connu sous le surnom d’Obamacare, le nombre d’Américains sans couverture santé a chuté de 16% en 2010 à 8,9% en 2016.

Cependant, elle est honnie des conservateurs en raison de son coût et de sa lourdeur administrative.

Ainsi, par ce décret, Donald Trump a permis à son administration d’utiliser toutes les marges de manœuvres possibles pour ne pas appliquer la loi, via des exemptions et des reports.

L’abrogation par le Congrès

En effet, le président et candidat républicain avait promis d’abroger l’Obamacare durant sa campagne.

Donald Trump avait toutefois affiché une position plus modérée à l’issue de son élection. Il avait alors affirmé qu’il réfléchirait à conserver deux aspects de l’Affordable Care Act.

Tout d’abord, l’interdiction faite aux assureurs de refuser un patient en raison de son état de santé.

Ensuite, la possibilité pour des parents de faire bénéficier plus longtemps leurs enfants de leur couverture santé.

A présent, il revient au Congrès, à majorité républicaine, de voter cette abrogation, selon un calendrier qui n’a pas encore été annoncé.

Un second texte, un mémorandum, a été signé par le nouveau secrétaire général de la Maison-Blanche, Reince Priebus. Il ordonne un gel général des réglementations fédérales jusqu’à ce qu’un nouveau ministre nommé par Donald Trump les approuve.

Publié le dimanche 22 janvier 2017 à 10:59, modifications dimanche 22 janvier 2017 à 10:59

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