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Donald Trump : A-t-il demandé aux américains de tuer Hillary Clinton si elle accédait au pouvoir ?

Donald Trump a basé son personnage sur les polémiques qu’il crée mais cette fois-ci le républicain semble être allé trop loin en suggérant au peuple qu’il avait toujours la possibilité de recourir au second amendement.

Si Donald Trump est bien souvent décrié et même rejeté par certains politiciens de son propre parti qui refusent de soutenir sa candidature à l’élection présidentielle, cela semble de moins en moins étonnant au fur et à mesure de ses prises de paroles toutes plus rocambolesques les unes que les autres.

Mardi 9 août, dans un discours prononcé à Wilmington en Caroline du Nord, Donald Trump a affirmé qu’Hillary Clinton allait abolir le second amendement autorisant le port d’armes, avant d’ajouter :

Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n’y a rien que vous puissiez faire, les gars. Quoique, avec le second amendement – peut-être qu’il y a une solution, je ne sais pas.

C’est la Cour suprême qui est à même de modifier cet amendement. Depuis la mort du juge ultra-conservateur Antonin Scalia, une place est vacante et c’est très probablement le prochain président des États-Unis qui désignera la personne qui endossera ce rôle.

Souhaitant rattraper le coup face à la déclaration controversée de Donald Trump, son équipe de campagne évoque la malhonnêteté des médias. Le milliardaire aurait simplement voulu dire que, ceux qui étaient contre le retrait de cet amendement n’auraient qu’à voter pour lui.

Après coup, Donald Trump revient sur l’incident via son compte Twitter :

Les médias cherchent désespérément à détourner l’attention des positions anti-deuxième amendement de Clinton. J’ai dit que les citoyens pro-deuxième amendement devaient s’organiser et aller voter pour sauver notre Constitution !

La National Riffle Association (NRA), lobby des armes à feu, appelle bien évidemment à voter pour le candidat républicain.

Robby Mook, directeur de la campagne d’Hillary Clinton, a accusé le républicain d’utiliser :

Un langage dangereux.

La candidate démocrate s’est également exprimée, en premier lieu sur son compte Twitter :

Une personne qui cherche à devenir président des États-Unis ne devrait pas lancer un appel à la violence sous quelque forme que ce soit.

En second lors d’un discours à Des Moines dans l’Iowa :

Hier, nous avons été les témoins de nouveaux propos qui ont dépassé les bornes, dans une longue lignée de déclarations à l’emporte-pièce. Chacun de ces incidents démontre que Donald Trump n’a pas le caractère requis pour devenir président et commandant en chef des États-Unis.

Michael Hayden, ex-directeur de la CIA a affirmé que les paroles de Donald Trump :

Suggèrent soit une référence de très mauvais goût à un assassinat politique et une tentative d’humour, soit un incroyable manque de sensibilité.

Michael Hayden a d’ailleurs publié une lettre ouverte dans le New York Times aux côtés d’une cinquantaine de républicains dénonçant l’incompétence évidente de Donald Trump qui, s’il venait à accéder au pouvoir, serait :

Le président le plus dangereux de l’histoire américaine.

Une déclaration que la sénatrice progressiste du Massachusetts Elizabeth Warren doit probablement valider, elle qui est revenue sur les propos de Donald Trump de manière cinglante sur Twitter :

Donald Trump fait des menaces de mort parce qu’il est un lâche pathétique qui ne peut pas supporter d’être en train de perdre contre une femme. Votre commentaire irresponsable sonne comme celui d’un dictateur de pacotille. Pas comme celui d’un homme qui veut diriger la plus grande démocratie de la planète.

Le Secret Service a depuis ouvert une enquête.

Publié le jeudi 11 août 2016 à 10:32, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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