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Côte d’Ivoire : Situation tendue après le retour des mutineries

Des soldats mutins de Bouaké en Côte d’Ivoire ont tiré en l’air pendant toute la nuit de vendredi à samedi. Ils ont bloqué les quatre accès à cette deuxième ville du pays samedi matin.

La tension est montée d’un cran en Côte d’Ivoire. En effet, des mutins ont bloqué les quatre accès à la deuxième ville du pays samedi 13 mai dans la matinée après avoir tiré en l’air toute la nuit.

Ces mutineries sont survenus 48 heures après une cérémonie qui était censée mettre fin à leur grogne.

Ainsi, jeudi 11 mai, un représentant des mutins s’était exprimé au nom de tous les soldats en expliquant renoncer à « toute revendication d’ordre financier ».

Nous voulons notre argent. Nous voulons notre argent.

A pourtant lancé un mutin samedi, dont le visage était caché par une cagoule.

Avec d’autres soldats, ils ont chassé les policiers qui contrôlent habituellement les « corridors » et ont pris position sur les routes afin de bloquer tout accès à la ville. Dans la nuit de vendredi à samedi ils ont tiré sporadiquement en l’air au niveau de ces corridors ainsi qu’à l’intérieur de Bouaké.

Retour au calme à Abidjan. 

Vendredi, des soldats mutins avaient tiré autour du camp Gallieni, où ils avaient pris position, dans le centre d’Abidjan.

Par la suite, ils avaient paralysé plusieurs villes importantes du pays dont Bouaké, Korhogo, Odienné et Man.

Un important dispositif avait été déployé vendredi à Abidjan par les forces loyalistes. Néanmoins, la situation dans la capitale ivoirienne est revenue au calme ce samedi.

En outre, à Bouaké, le siège du 3ème bataillon d’infanterie qui avait été l’origine du mouvement de contestation en janvier, des militaires circulaient à bord de camions dans les rues où la plupart des commerces avaient fermé.

Le campus universitaire de Bouaké a également été fermé.

Les soldats mutins sont d’anciens rebelles qui avaient aidé Alassane Ouattara à prendre le pouvoir après la crise post-électorale de 2010-2011, lorsque le président Laurent Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite électorale.

En début d’années, ils avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18.000 euros). Ils en obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros).

Ils avaient alors impulsé des mouvements de revendication similaires dans d’autres catégories de l’administration.

Le gouvernement ivoirien s’était pour sa part toujours refusé à divulguer le contenu des négociations. Ainsi, que le montant des primes versées ou promises.

Publié le dimanche 14 mai 2017 à 10:34, modifications dimanche 14 mai 2017 à 11:09

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