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Au cœur du scandale des Panama papers, le cabinet Mossack Fonseca cesse ses activités

Le scandale des Panama papers, mettant en cause directement Mossack Fonseca, a fortement nui à la réputation du cabinet d’avocats. Au point de le forcer à cesser ses activités.

Le cabinet d’avocats Mossack Fonseca, basé au Panama et à l’origine des Panama Papers, a annoncé mercredi 14 mars la cessation de ses activités. Il a évoqué des « dommages irréparables infligés à sa réputation ».

Une réputation ternie à jamais

La détérioration de notre réputation, la campagne médiatique, la pression financière. Et les agissements irréguliers de certaines autorités panaméennes ont provoqué des dommages irréparables. Dont la conséquence obligée est la cessation totale des opérations à la fin de ce mois.

A-t-il ainsi précisé un communiqué. Toutefois, le cabinet a stipulé que seul un groupe réduit de collaborateurs continuera de s’occuper « des demandes et des consultations des autorités ». Ainsi que d’autres entités publiques et privées.

En juin l’an dernier, Jürgen Mossack, l’un des fondateurs du cabinet Mossack Fonseca, avait déjà reconnu qu’il avait été obligé de fermer la plupart de ses bureaux à l’étranger. Et ce, en raison de la chute de son activité. Ces fermetures étaient le résultat des « dégâts irréparables causés à sa réputation ».

Le scandale financier des Panama papers

Pour rappel, le scandale des Panama papers avait éclaté le 3 avril 2016 en même temps que la fuite de 11,5 millions d’archives digitales du cabinet Mossack Fonseca. Des documents sensibles analysés par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) avaient provoqué une onde de choc mondiale. Entraînant notamment la démission du Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson. En outre, ces révélations avaient permis de mettre en lumière un vaste système d’évasion fiscale. Celle-ci transitait par des sociétés-écrans, dans lequel plusieurs centaines de banques ont aidé leurs clients.

Parmi les personnalités touchées par le scandale, les noms de l’ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif ou britannique David Cameron, le président argentin Mauricio Macri. Ou encore, le cinéaste espagnol Pedro Almodovar avaient été cités. En outre, pas moins 150 enquêtes ont été ouvertes dans 79 pays pour enquêter sur de possibles situations d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent, selon le Centre américain d’intégrité publique.

Pourtant, à ce jour, aucune juridiction n’a entamé de démarche judiciaire contre Mossack Fonseca pour son activité. Par ailleurs, le cabinet d’avocats et d’autres acteurs panaméens ont considéré que les divulgations de documents relevaient d’une « attaque » orchestrée par des « organismes internationaux ». Le but étant de porter atteinte au système financier du Panama. Celui-ci étant régulièrement accusé d’être un paradis fiscal.

Publié le samedi 17 mars 2018 à 9:12, modifications samedi 17 mars 2018 à 9:17

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