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Chine : Un incendie criminel dans un bar-karaoké fait au moins 18 morts à Qingyuan

L’incendie d’un bar-karaoké a fait au moins 18 morts et cinq blessés à Qingyuan dans le sud de la Chine. La police étudie la piste d’un acte criminel.

Le site 20 minutes a rapporté qu’au moins 18 personnes ont été tuées et cinq autres blessées, mardi 24 avril. En effet, à l’issue d’une dispute, une personne a bloqué la porte du bâtiment et mis le feu dans un établissement de karaoké, à Qingyuan, dans la province méridionale du Guangdong, en Chine.

Incendie criminel

L’incendie criminel a eu lieu peu après minuit, dans un bâtiment de trois étages. Il a finalement été maîtrisé moins d’une heure plus tard, selon la police locale. Les premières constatations des autorités de Qingyuan laissent penser que l’incendie a été allumé volontairement.

Selon les premiers éléments de l’enquête, un suspect a pris part à une dispute. Avant de bloquer la porte de l’établissement avec une moto. Et de mettre le feu.

A rapporté la télévision d’Etat chinoise CCTV, ajoutant que la personne soupçonnée d’avoir déclenché l’incendie « était toujours en fuite ».

Ce mardi matin, la police n’avait toujours pas fourni de précisions sur la localisation exacte de l’établissement incendié. Cependant la presse d’Etat évoquait une « petite maison de karaoké ». En Chine, ces établissements sont en général des bâtiments de plusieurs étages, dans lesquels sont alignés des dizaines de salons individuels, le long d’étroits corridors. De plus, comme le rappelle 20 minutes, ce type de bar-karaoké est très prisé par les Chinois. En effet, se réunir avec ses amis ou collègues pour chanter, en journée ou jusque tard dans la nuit, est un loisir extrêmement populaire en Chine.

Les règles de sécurités peu respectées en Chine

Les incendies mortels sont fréquents en Chine, où les règles de sécurité sont souvent ignorées. Ainsi, en mai 2015, 38 personnes avaient trouvé la mort dans l’incendie d’une maison de retraite de Pingdingshan, dans le centre de la Chine. Le drame s’était soldé par des peines de prison infligées à 21 personnes, dont des fonctionnaires. Car, les autorités chinoises avaient établi après l’incendie que les issues de secours n’étaient pas conformes aux normes. De plus, les contrôles de sécurité, la surveillance des installations électriques et le protocole à suivre en cas de sinistre présentaient tous des défaillances.

Or, la maison de karaoké incendiée à Qingyuan ne disposait que d’une unique sortie. Celle que le suspect aurait bloquée, d’après CCTV. Un facteur susceptible d’avoir alourdi le bilan du drame.

Publié le mardi 24 avril 2018 à 12:06, modifications mardi 24 avril 2018 à 12:02

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