Monde

Chine : Une mauvaise note au « crédit social » empêche les Chinois de voyager

La Chine s’apprête à mettre en place un système de « crédit social », une notation des citoyens basée sur les réseaux sociaux et les applications numériques.

D’après Reuters le 16 mars,  la Commission du développement national et de la réforme en Chine a annoncé qu’elle allait commencer à appliquer, à partir du mois de mai, de nouvelles restrictions pour les personnes avec un « crédit social » bas. Ainsi, mal garer un vélo, fumer dans un espace public, être grossier… Autant d’incivilités qui feront baisser la « note sociale » attribuée à chaque citoyen chinois. Et qui pourront bientôt en empêcher certains de prendre le train ou l’avion.

Une liste noire de débiteurs

Depuis 2014, la Chine travaille sur un système de notation des citoyens qui sera complètement opérationnel et obligatoire en 2020. La note sera attribuée en fonction du comportement, du casier judiciaire. Mais aussi de la situation financière, de la civilité, des opinions politiques. Et globalement de tous les faits et gestes. Or, dans moins de deux mois, les personnes qui auront une note trop basse seront ainsi interdites d’avion ou de train.

Depuis plusieurs années déjà, le gouvernement de XI Jinping limitait les déplacements des citoyens trop endettés. Le choix des restrictions se base sur une liste noire des « débiteurs » établie par la Cour populaire suprême en 2013. Selon Reuters, les personnes figurant dans la liste peuvent voir leur accès restreint dans les hôtels de luxe ou la fréquentation de clubs de golf. Ou encore rencontrer des difficultés pour inscrire leurs enfants dans des écoles cotées, faire des achats en ligne ou faire une demande carte de crédit.

Ainsi, cette réforme semble déjà avoir commencé à être appliquée en 2017. En effet, les autorités judiciaires chinoises avaient annoncé que 6 millions de Chinois avaient été interdits d’avion. Et ce, en raison de mauvaises conduites sociales. La Chine a établi une organisation permettant à des corps d’État de partager des informations sur la « fiabilité » de ses citoyens en vue de les sanctionner sur la base de leur comportement. Ce système de notation devrait être opérationnel en 2020. Ensuite, d’autres types de sanctions ou de restrictions pourraient être envisagées.

Enfin, dans un rapport qui fixe le cadre de ce projet, le gouvernement chinois a affirmé qu’il s’agissait « d’élever l’honnêteté de la société ».

Publié le mardi 20 mars 2018 à 12:50, modifications mardi 20 mars 2018 à 10:44

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !

En direct