Monde

Un célèbre économiste accusé de terrorisme à cause d’une équation de maths

Un vol d’American Airlines a pris plus de deux heures de retard parce qu’une passagère trouvait que son voisin écrivait des signes suspects sur son carnet de notes.

Alors que ce vol 3950 d’American Airlines entre Philadelphie et Syracuse devait être une simple formalité de 40 minutes, ce jeudi 5 mai, l’une des passagère a fait immobiliser l’appareil.

En effet, la jeune femme s’est posée des questions sur son voisin qui griffonnait une série de signes qui lui étaient étrangers.

d’un code, ou d’un alphabet étranger, et peut-être même d’un plan pour mettre fin aux douzaines de vies innocentes à bord du vol 3950 d’American Airlines».

raconte The Washington Post.

Elle a prétexté alors « être trop malade pour voyager » et a fait part de ses soupçons de terrorisme aux membres de l’équipage sur cet homme aux cheveux bouclés noirs à la peau légèrement mate et à l’accent étranger.

L’homme d’une quarantaine d’années a été dès lors escorté hors de l’appareil et a été informé qu’il était suspecté d’activité terroriste.

Il a alors éclaté de rire

relate The Washington Post.

Les codes mystérieux étaient en fait une équation différentielle de mathématiques. Ce n’était donc pas une énigme secrète ayant pour but de détruire l’avion en vol, mais un modèle mathématique sur l’établissement des prix.

Ensuite, une simple recherche sur Google a permis aux autorités de réaliser qu’il s’agissait en fait du célèbre économiste italien, Guido Menzio.

L’homme a reçu en 2015 la médaille Carlo Alberto du meilleur économiste italien de moins de quarante ans. Ses recherches reconnues dans le monde lui ont permis de décrocher des postes de professeur à l’université de Pennsylvanie, à Princeton ou encore au sein de l’institution Hoover de Stanford.

Peut-être qu’elle n’a pas su faire la différence entre des équations différentielles et l’arabe.

s’est gaussé le magazine.

The Washington Post raconte que Guido Menzio a repris place à bord de l’avion, sans sa voisine, qui a semble-t-il préféré prendre un autre vol.

Interrogé par The Washington Post, le professeur Guido Menzio a avoué son inquiétude quant à l’atmosphère de paranoïa qui règne aux Etats-Unis. Il a également mis l’accent sur le climat de peur entretenu par des politiques comme Donald Trump :

Aujourd’hui aux Etats-Unis, la seule chose qui est plus effrayante que les étrangers, ce sont les maths…

Publié le lundi 9 mai 2016 à 14:03, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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