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Catalogne : Carles Puigdemont veut suspendre le processus d’indépendance pendant deux mois

Carles Puigdemont a demandé à Mariano Rajoy de lui accorder deux mois pour dialoguer et trouver une solution sur l’épineux sujet de l’indépendance de la Catalogne.

STORY - Episode 17/30

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Le président séparatiste de Catalogne Carles Puigdemont a adressé ce lundi 16 octobre une lettre au gouvernement espagnol. Il y a manifesté son intention de suspendre pendant deux mois « le mandat confié par les Catalans d’aller vers un pays indépendant ».

Ouvrir le dialogue et la négociation

Ainsi, c’est une semaine décisive qui s’ouvre dans le bras de fer qui oppose le gouvernement de Mariano Rajoy et la Catalogne. En effet, Carles Puigdemont avait jusqu’à lundi matin 10 heures pour confirmer ou non l’indépendance de la région.

Or, en guise de réponse, le président indépendantiste du parlement catalan, a exprimé sa volonté d’engager des négociations. 

Il a déclaré vouloir trouver une issue à cette profonde crise qui touche l’Espagne.

Pendant les deux prochains mois, notre principal objectif est de vous amener à dialoguer.

A-t-il ainsi écrit au chef du gouvernement Mariano Rajoy.

Toutefois, le ministre espagnol de la Justice, Rafael Catala, a déclaré un peu plus tard que la réponse du dirigeant catalan n’était pas une réponse valable.

En effet, il a rappelé que Mariano Rajoy avait demandé à Carles Puigdemont de répondre à la question sur l’indépendance par un simple « oui » ou « non ».

Le chef du gouvernement avait précisé que toute réponse ambiguë serait considérée comme la confirmation qu’il y a bien eu proclamation d’indépendance.

Ainsi, il semble que cette solution n’est pas celle adoptée par le leader indépendantiste. Or, Carles Puigdemont va avoir un délai de trois jours supplémentaires pour se rétracter.

À l’issue de cette période, il devra renoncer à proclamer la République de Catalogne. Le cas échéant, « Madrid prendra le contrôle de la région ».

Et en vertu de l’article 155 de la Constitution espagnole, il destituera le gouvernement régional actuel.

Une négociation refusée par Mariano Rajoy

Carles Puigdemont avait suspendu mardi dernier la déclaration d’indépendance qu’il avait à peine annoncée.

Il avait déclaré vouloir « laisser une chance au dialogue avec Madrid et à une médiation ». Dans le même temps, Mariano Rajoy s’était dit prêt à discuter « si les dirigeants catalans revenaient à la légalité ».

Depuis, Oriol Junqueras, le chef de la gauche républicaine de Catalogne et le numéro deux de l’exécutif catalan, a remis les choses au clair. Ainsi, samedi 14 octobre il a annoncé :

Le dialogue ne peut porter que sur l’indépendance de la République de Catalogne !

En effet, Carles Puigdemont sait que céder sur l’indépendance indignerait les séparatistes. Les indépendantistes et l’extrême gauche ont d’ores et déjà annoncé qu’elles lui retireraient leur soutien en cas de désistement.

Dans le même temps, les syndicats, le patronat et une partie de la presse catalane lui ont demandé de renoncer à cette déclaration d’autonomie. En effet, depuis son annonce, 500 entreprises ont annoncé leur départ en cas de sécession.

Ainsi, les tensions au sein de la société espagnole sont de plus en plus visibles alors que les séparatistes annoncent déjà qu’ils descendront dans la rue cette semaine si Madrid suspend l’autonomie.

Publié le lundi 16 octobre 2017 à 12:43, modifications lundi 16 octobre 2017 à 12:28

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