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Catalogne : Carles Puigdemont envisage de présider depuis Skype

Carles Puigdemont, arrivé au Danemark lundi et seul candidat à présidence de la Catalogne, a assuré pouvoir diriger la région depuis l’étranger puisqu’il risque la prison s’il rentre en Espagne.

STORY - Episode 24/30

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Le Parlement catalan a désigné Carles Puigdemont candidat unique à la présidence de la Generalitat, malgré son exil. En effet, le président du Parlement, Roger Torrent, a expliqué que l’ancien président du gouvernement catalan, actuellement en voyage au Danemark, était le seul prétendant au poste. Et qu’il était celui « qui a le plus de soutiens ».

Quatre-vingts jours après son arrivée à Bruxelles, le président destitué de la Catalogne, a pris le risque de quitter son refuge et de passer une frontière. En effet, lundi 22 janvier au petit matin, il a pris un avion à Charleroi pour se rendre au Danemark. Avec l’intention d’y rester deux jours. Ensuite, dans l’après-midi, il a donné une conférence à l’université de Copenhague. C’est là qu’il a appris que le Tribunal suprême espagnol, qui mène les poursuites contre lui après sa proclamation unilatérale d’indépendance du 31 octobre, ne demanderait pas son extradition à la justice danoise.

Une investiture à distance

Pendant ce temps, à Barcelone, le président de l’Assemblée régionale, l’indépendantiste Roger Torrent, déclarait Carles Puigdemont unique candidat à la présidence de la région. Alors qu’il reste à fixer la date du débat d’investiture, qui doit impérativement se tenir avant la fin du mois de janvier, Carles Puigdemont a affirmé qu’il pouvait gouverner la région depuis son refuge belge.

En prison, je ne pourrais pas m’adresser aux gens, ni écrire, ni recevoir de visiteurs. La seule manière est de pouvoir continuer à le faire en liberté, en sécurité. Je ne peux pas agir comme président régional si je suis prisonnier.

A-t-il expliqué.

Il est évident que ce ne sont pas les conditions de normalité que nous aimerions. Mais malheureusement il serait beaucoup plus difficile de le faire depuis l’Etat espagnol. Où nous serions en prison… que de le faire depuis la Belgique.

Ainsi, Carles Puigdemont, en exil volontaire à Bruxelles où il est parti peu avant son inculpation pour rébellion et sédition, entend être investi à distance.

Aujourd’hui, les grands projets d’entreprises, universitaires ou de recherche se dirigent aussi principalement en utilisant les nouvelles technologies à distance.

A-t-il ajouté.

Ainsi, il imagine prononcer son discours d’installation à la tête de l’exécutif régional en utilisant le réseau Skype.

Pourtant, un scénario peu réaliste, qui se heurte à des obstacles tant juridiques que politiques. En effet, les services juridiques du parlement catalan jugent ce type de présidence illégal. Les statuts de l’institution catalane exigent effectivement la présence physique du président lors de son élection. En outre, le gouvernement espagnol a prévenu qu’il lancerait des actions en justice et maintiendrait la tutelle imposée à la Catalogne depuis fin octobre si Carles Puigdemont tentait de se faire investir ou de gouverner depuis la Belgique.

Publié le mardi 23 janvier 2018 à 11:04, modifications mardi 23 janvier 2018 à 10:45

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