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Burundi : le président taclé pendant un match de football, ils sont accusés de complot

Pierre Nkurunziza, le président du Burundi est fan de football. Mais il est aussi particulièrement mauvais joueur…

C’est un crime de lèse-majesté. Le 3 février, dans un match organisé au Burundi, le président du pays Pierre Nkurunziza a été quelque peu malmené. Le directeur de l’équipe adverse et son adjoint ont été mis en prison pour “complot contre le chef de l’Etat“.

Interdiction de s’approcher à moins de 3 mètres

Pierre Nkurunziza est un dingue de football. Mais, c’est aussi le président du Burundi depuis 2005. Il a notamment été réélu avec 91% des voix en 2010 faute d’opposition. Et autant dire qu’il aime bien être aussi confortable sur un terrain de football qu’à une élection. Mais, tout le monde ne semblait pas être au courant.

Le 3 février dernier, son équipe, l’Alléluia FC affronte le club de Kiremba. Pour l’occasion, ce dernier a recruté quelques joueurs parmi des réfugiés originaires du Congo expliquent nos confrères de RFI. Or, ceux-ci ont attaqué à plusieurs reprises le président et l’ont même fait tomber. Autant dire que les tacles n’ont pas vraiment été appréciés. L’administrateur de Kiremba, Cyriaque Nkézabahizi, et son adjoint chargé du sport, Michel Mutama, ont été emprisonnés pour “complot contre le chef de l’Etat”.

Leur tort ? Sans doute avoir omis de transmettre les consignes. Quand le président du pays a le ballon dans le pays, il faut rester à au moins 3 mètres de lui. A chaque match, il doit marquer un but ou réaliser une passe décisive. Un arbitre avait ainsi expliqué à une équipe :

si vous ne laissez pas son Excellence marquer le but, vous allez jouer jusqu’à demain

Pierre Nkurunziza passerait jusqu’à 50% de son temps à regarder ou jouer au football.

 

 

Publié le jeudi 8 mars 2018 à 18:33, modifications jeudi 8 mars 2018 à 19:53

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