Monde

Burkina-Faso : certains cultivateurs de coton refuse l’hégémonie du géant Américain Monsanto

Le Burkina-Faso, un des pays les plus pauvres au monde, préfère revenir à sa culture traditionnelle du coton que de rester sous le joug de Monsanto.

En 2009, le Burkina-Faso fait le pari du coton Monsanto. Pour les cultivateurs, c’est la promesse d’un meilleur rendement, d’un profit plus important et moins de travail dans les champs.

Le coton est pour les burkinabé la première source de profit (4% du PIB). Quatre millions de personnes, soit environ 30 % de la population, vivent directement ou indirectement de cette production.

Seulement voilà, les producteurs ont vite déchanté : 7 ans après la mise en culture de ces semences, ils ne s’y retrouvent pas, tant au niveau rendement, profit mais surtout sur la qualité du coton, considéré auparavant comme l’un des meilleurs au monde.

Effectivement, le coton issu de ces semences s’est avéré être de qualité très moyenne (trop court) et se revendant difficilement.

Notre coton burkinabé était traditionnellement incomparable, de grande qualité grâce à sa longue fibre. On faisait la différence,

 
explique Karim Traoré, président de l’UNPCB (Union Nationale des producteurs de coton du Burkina).

Les semences Monsanto se sont révélées être très chères : 41 euros pour un hectare contre 1,50 pour le coton traditionnel. Les burkinabé pensaient également gagner du temps en traitement ce qui n’a pas été le cas.

Il se trouve que pas assez de tests n’ont été fait avant de lancer cette vaste opération d’ensemencement.

Aujourd’hui, certains agriculteurs sont donc revenus au coton traditionnel et ont vu leur récolte augmenté. La qualité est de nouveau au rendez vous.

C’est un échec pour ce géant de l’OGM, qui voulait faire du Burkina-Faso sa vitrine pour le continent Africain. Ils ont donc fermé leur représentation et quitté le pays.

La société SOFITEX, qui commercialise les semences réclame 73 millions d’euros à Monsanto pour les pertes engendrées.

Article publié le mercredi 22 mars 2017 à 12:18, modifications mercredi 22 mars 2017 à 12:26

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