Monde

Attentat fictif en Suède : Donald Trump tente de se justifier

Toujours aussi sûr de lui, Donald Trump s’est référé à un reportage de Fox News pour tenter de justifier sa sortie sur la Suède. Un épisode supplémentaire dans la guerre qui l’oppose à la presse américaine et, plus grave, avec la simple réalité…

Cette nouvelle sortie de Donald Trump est venue s’ajouter à la déjà très longue liste des absurdités énoncées par le nouveau président des Etats-Unis. Lors d’un meeting en Floride, il était très en verve à propos de la crise des réfugiés et de l’insécurité dans le monde. Prenant à partie ses supporters, il a alors tout simplement déclaré :

Regardez ce qui se passe en Allemagne, regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède. La Suède, qui l’aurait cru ? La Suède. Ils ont accueilli beaucoup de réfugiés, et maintenant ils ont des problèmes comme ils ne l’auraient jamais pensé.

Il ne s’était évidemment rien passé du tout la veille, ce qui avait alors provoqué une réaction ironique sur Twitter de l’ancien premier ministre suédois Carl Bildt.

“La Suède ? Un attentat ? Qu’est-ce qu’il a fumé ?”. Une réaction hallucinée partagée dans le monde entier.

Donald Trump et les faits “alternatifs”

Dans une pathétique tentative de justification, Donald Trump a déclaré sur Twitter tenir son “information” d’un reportage diffusé sur Fox News. Il semble d’ailleurs ne se fier qu’à ce network, historiquement pro-républicain et conservateur.

Hier, il insistait encore en accusant les “Fake News” de faire croire que l’immigration en Suède se passait globalement bien. Donald Trump et son équipe n’en sont pas à leur première affabulation. En effet, depuis la cérémonie d’investiture, ils présentent régulièrement des faits inexistants ou incorrects. La conseillère Kellyanne Conwayn a ainsi inventé le “Massacre de Bowling Green”, attentat terroriste fictif. Et le porte-parole de la Maison Blanche a lui placé l’attentat contre la boîte gay d’Orlando à Atlanta.

“Je veux un journaliste amical”

Donald Trump est en guerre ouverte contre plusieurs grands médias américains (CNN, CBS, New York Times, ABC, etc.), qu’il définit comme étant des fake news. Incroyable mais vrai, il les accuse avec un aplomb impressionnant de ne pas lui être favorables.

Une méconnaissance profonde du rôle de la presse dans la société, qu’il a encore démontrée lors d’une conférence de presse la semaine dernière en demandant un “friendly” journaliste.

Publié le mardi 21 février 2017 à 14:31, modifications mardi 21 février 2017 à 18:12

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