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Antonio Guterres le nouveau secrétaire général de l’ONU promet déjà de s’attaquer au terrorisme

L’Assemblée générale de l’ONU a désigné Antonio Guterres comme le prochain secrétaire général. L’ancien Premier ministre du Portugal va succéder au Sud-Coréen Ban Ki-moon le 1er janvier prochain.

A New-York, ce jeudi 13 octobre, l’ONU a officiellement désigné Antonio Guterres comme secrétaire général de l’organisation.

Il s’était rapidement imposé comme le grand favori parmi les dix candidats qui étaient en lice pour succéder au Sud-Coréen Ban Ki-moon, qui a effectué deux mandats de cinq ans.

L’ancien Premier ministre portugais prendra ses fonctions le 1er janvier 2017 pour un mandat de cinq ans. Il deviendra le neuvième homme à occuper ce poste hautement stratégique depuis la création des Nations Unies en 1945.

À 67 ans, l’ancien homme politique a gagné ses galons de 2005 à 2015 en tant que Haut-Commissaire de l’ONU aux réfugiés (HCR). À ce titre, il a dû faire face, avec la guerre en Syrie, à la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.

Vous ne pouvez imaginer ce que c’est que de voir de tels niveaux de souffrance.

Avait déclaré Antonio Guterres lors d’un débat organisé par The Guardian.

Cette expérience a donc permis au candidat portugais d’en faire un argument de campagne imparable :

Je suis totalement engagé parce que je sais ce que j’ai ressenti à la tête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pendant dix ans.

Avant cela, Antonio Guterres, ingénieur de formation, avait occupé le poste de Premier ministre entre 1995 et 2002 au Portugal. Issu du parti socialiste, il était entré dans l’histoire du pays en étant le premier chef d’un gouvernement minoritaire à mener son mandat à terme depuis la Révolution des œillets de 1974.

Alors qu’il était chef du Haut Commissariat pour les réfugiés, Antonio Guterres s’est battu sans relâche pour les droits des migrants. Mis à l’épreuve par la crise des réfugiés entraînée par la guerre civile en Syrie, le Portugais n’a cessé de lancer des cris d’alarme à la communauté internationale pour davantage de solidarité envers les millions de migrants et demandeurs d’asile.

Le XXIe siècle sera celui des peuples en mouvement. Malheureusement, la communauté internationale n’est pas prête

Avait-il déclaré en 2008 lors d’un entretien accordé au Monde.

On croit parfois qu’on peut tout résoudre par la gestion de plus en plus restrictive des frontières. C’est une illusion qu’on paiera très cher, si on ne s’occupe pas des causes profondes de ces déplacements.

Après son élection de ce jeudi, Antonio Guterres a prononcé un discours au cours duquel il a annoncé vouloir combattre « les populistes » et « les terroristes ». Une promesse en continuité avec ce qu’il avait promis dès sa désignation la semaine dernière, à savoir : « Servir les plus vulnérables », comme « les victimes des conflits ».

Il a également appelé les grandes puissances à surmonter leurs divisions sur la Syrie, à l’approche de nouvelles discussions internationales sur ce conflit :

Quelles que soient les divisions, il est plus important de s’unir. Il est grand temps de se battre pour la paix.

A-t-il ainsi déclaré.

Publié le vendredi 14 octobre 2016 à 9:08, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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