Monde

Ankara : Troisième attentat en cinq mois en Turquie

Nouvelle nuit de terreur à Ankara. La capitale turque a été la cible d’un nouvel attentat dimanche 13 mars, qui a fait 37 morts.

Anakara a été le théâtre d’une nouvelle scène d’horreur. Pour la troisième fois en cinq mois seulement, la capitale turque a été la cible d’un terrible attentat. Les faits se sont déroulés dimanche 13 mars, en fin d’après-midi, dans le quartier populaire de Kizilay. Une voiture piégée a explosé contre un bus municipal faisait au moins 37 morts (des civils) et 125 blessés.

Pour le moment, cet attentat n’a pas été revendiqué. Cependant, certains y voient déjà une nouvelle attaque de la part des mouvements séparatistes kurdes. Le 17 février 2016, ces derniers s’étaient attaqués à un bus de l’armée dans ce même quartier de Kizilay, lors d’un attentat-suicide qui avait causé la mort de 29 personnes.

La piste des mouvements séparatistes kurdes est donc privilégiée, comme l’explique Soli Ozël, éditorialiste de Habertürk, dont les propos ont été rapportés par nos confrères du Point. Ce dernier a déclaré :

S’il ne faut pas mettre de côté l’hypothèse de l’EI, la piste kurde est à privilégier, selon moi. Cela peut être le PKK ou le TAK.

Et d’ajouter :

Le timing de l’attaque de dimanche est important. L’attentat a lieu le jour même où deux nouveaux couvre-feux sur des villes kurdes sont annoncés par le gouvernement turc.

En effet, les autorités turques ont instauré un couvre-feu dimanche soir dans les villes de Nusaybin et Yüksekova afin de déloger les rebelles kurdes cachés dans la région. Une décision qui pourrait être à l’origine de ces représailles. C’est ce que vont essayer de découvrir les autorités turques, qui ont interdit la diffusion des images de l’explosion aussi bien dans les médias que sur les réseaux sociaux.

De quoi énerver d’avantage ceux qui estiment que ce nouveau drame aurait pu être évité. En effet, Soli Ozë explique :

C’est un véritable scandale, un nouvel échec des services, lâche Soli Özel. Rien n’a été fait depuis octobre, personne n’a démissionné.

Et de conclure :

Même les Américains s’attendaient à l’attaque. Comment, nous, nous n’avons pas pu l’arrêter ?

Une question que se posent aujourd’hui de nombreux Turcs.

Publié le lundi 14 mars 2016 à 11:46, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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