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Amazonie: des chercheurs d’ors massacrent une tribu en voie d’extinction

C’est le New york Times qui relate cette triste information. Une tribu surnommée «flecheros» («les archers»), auraient été tués par des chercheurs d’ors courant août. Ils n’avaient aucun contact avec le monde extérieur. Le comble ? Les orpailleurs se seraient vantés dans un bar d’avoir découpé les corps.

Cette terrible histoire s’est déroulé dans la vallée du Javari, la deuxième plus grande réserve indigène d’Amazonie brésilienne, près de la frontière avec la Colombie et le Pérou. En effet, dix Indiens d’une tribu amazonienne inconnue et en voie d’extinction ont été massacrés par des orpailleurs.

La tribu cherchait des œufs

Ils récoltaient des œufs sur le bord du fleuve quand ils ont rencontré les chercheurs d’or. S’ensuit un vrai massacre. Par conséquent, la Funai, la Fondation nationale de l’Indien a aussitôt ouvert une enquête. Comme le relate Leila Burger Sotto-Maior, responsable de la Funai, au New York Times, les chercheurs d’ors se seraient vantés dans un bar d’avoir massacré puis découpés les corps de ses indiens.

Ils se sont même vantés d’avoir découpé les corps et de les avoir jetés dans la rivière, et ont ramené une pagaie en trophée

Pour se défendre de ses accusations, les orpailleurs plaident la légitime défense.

Le juge en charge de l’affaire précise qu’il s’agit du deuxième cas de meurtre de membres de tribus en six mois.

Il s’agit du deuxième cas de meurtre de membres de tribus non contactées en six mois. Cela montre bien que ces tribus, à peine découvertes, sont déjà menacées.

Ce massacre est un génocide

“If the investigation confirms the reports, it will be yet another genocidal massacre resulting directly from the…

Publié par Survival International sur lundi 11 septembre 2017

L’ONG Survival International qualifie ce massacre de génocide et accuse directement le gouvernement brésilien de ne pas protéger les tribus isolées.

Si l’enquête confirme les faits, ce sera un autre massacre génocidaire qui résulte directement de l’échec du gouvernement brésilien à protéger les tribus isolées – un droit pourtant garanti dans la Constitution.

explique Sarah Shenker chargée de campagne à Survival.

Ainsi, au mois de mai, entre 18 et 21 aborigènes de la tribu Warikama Djapar avaient été tués.

Publié le mardi 12 septembre 2017 à 15:38, modifications mardi 12 septembre 2017 à 16:10

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