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Alep : L’évacuation de la ville a été suspendue

L’évacuation des civils et des rebelles mis en place depuis jeudi matin à Alep a été brutalement interrompue ce vendredi par les forces syriennes. Les accords de cessez-le-feu menées par l’alliance Russie-Turquie restent précaires.

Depuis jeudi matin un cessez-le-feu a été mis en place à Alep. L’accord a été négocié entre la Russie et la Turquie et a pu être mis en vigueur après une première tentative avortée la veille. L’évacuation des civils réfugiés à Alep-Est a donc pu commencer mais elle a brutalement été interrompue ce vendredi 16 décembre par les forces syriennes. Le gouvernement syrien a annoncé la suspension de la procédure d’évacuation suite à une violation des termes de l’accord. Selon les médias syriens, des points de l’accord n’ont pas été respectés par les équipes sur place. En effet, des rebelles souhaitaient quitter Alep-Est en emportant avec eux des armes lourdes ainsi que des otages pro-régime.

Une évacuation complexe

Après que l’armée russe ait annoncé plus tôt la fin de l’évacuation, le gouvernement turque a affirmé que la procédure était simplement suspendue. Il reste cependant de nombreux civils attendant de pouvoir quitter la zone. Il est encore difficile de savoir précisément combien de personnes ont pu être évacuées de la ville. On estime qu’entre 6000 (selon le porte-parole du Comité International de la Croix-Rouge) et 9 500 personnes (selon l’armée russe) ont déjà pu être évacuées de la zone. Staffan de Mistura, l’émissaire de l’ONU pour la Turquie, annonçait jeudi que 50 000 personnes étaient toujours piégées à Alep.

Quelle suite pour les réfugiés d’Alep ?

Selon le gouvernement turc, les ONG viennent de terminer l’installation d’un camp à proximité de la frontière. Les 10 000 tentes installées devraient permettre d’accueillir les personnes évacuées d’Alep. En voyage à Tokyo ce vendredi, Vladimir Poutine a déclaré vouloir maintenir son alliance avec le président turc Erdoğan. Selon lui, l’aide de la Turquie pourrait permettre la négociation avec les forces rebelles. Poutine souhaite ainsi mettre en place un cessez-le-feu qui s’étendrait à l’ensemble du territoire. De leurs côtés, la France et l’ONU appellent à des mesures humanitaires et souhaitent mettre en place, entre autres, des couloirs d’évacuations sécurisés pour les réfugiés.

Publié le samedi 17 décembre 2016 à 11:26, modifications samedi 17 décembre 2016 à 10:04

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