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Afrique du Sud : Une chasseuse exhibe fièrement la dépouille d’une girafe et provoque la colère des internautes

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Le phénomène des trophées de chasse exhibés sur Twitter continue, avec l’affaire Tessa Thompson Talley qui a suscité une vague d’indignation suite à la publication d’un cliché où elle pose avec une girafe abattue.

Le cas est loin d’être isolé. Une chasseuse américaine du nom de Tessa Thompson Talley a posté en juin dernier une photo de son dernier trophée, exhibé fièrement sur Twitter : il s’agit d’une girafe noire d’Afrique du sud. Loin de se contenter de prendre un cliché de la bête trépassée, la chasseuse, coutumière fait, pose devant sa dépouille arme à la main et sourire aux lèvres. Et en matière de polémique du même genre, la jeune femme de 37 ans n’en est pas à son coup d’essai. Comme le rappelle news.com, elle est également à l’origine de nombreux scandales provoqués par ses mises en scènes provocatrices, où elle s’affiche rayonnante au côté d’animaux morts qu’elle vient de tuer.

Mais Tessa Thompson Talley, qui a pris soin de supprimer le tweet en question peu après sa parution sur le réseau, ne comptais le voir exhumé des profondeurs d’internet par le site d’actualité Africlandpost.com. Aussitôt reparu, avec la mention « Une Américaine blanche sauvage, en partie néandertalienne, qui se rend en Afrique et abat une girafe noire très rare, grâce à la stupidité de l’Afrique du Sud. », la prise de vue a entraîné un déferlement d’insultes envers la chasseuse, qui depuis a supprimé son compte Twitter et quitté les réseaux sociaux.

En dépit du fait que la girafe fasse partie de la liste des espèces protégées car hautement menacées par le braconnage, et des multiples voix qui se sont élevées contre elle, l’américaine pro-chasse a tenu à se défendre dans un courrier adressé à Fox News, faisant valoir des arguments pratiques :

La girafe que j’ai abattue fait partie d’une sous-espèce de girafes d’Afrique du sud. La population de ces sous-espèces est actuellement en hausse grâce, notamment, aux chasseurs et aux efforts de conservation financés en grande partie par la chasse au gros gibier. L’espèce n’est pas rare et l’animal était très vieux, les girafes deviennent plus noire avec l’âge.

A t-elle assuré, expliquant par la suite que la girafe en question était âgée d’environ 18 ans et donc trop vieille pour se reproduire. Par ailleurs, la non-rareté de cette sous-espèce a été confirmée à Yahoo Lifestyle par Julian Fennessy, le co-fondateur de la Giraffes Conservation Fondation, il dit qu’il est vrai que cette espèce n’est pas menacée et croît dans la nature, et ajoute que la chasse n’est pas la cause principale du déclin de cette race, « en dépit des questions morales et éthiques » qu’induisent ces actes.

La contribution à la conservation des espèces menacées est le principal argument de défense utilisé par les partisans de la chasse au gros, dont Donald Trump fait partie. En novembre dernier, le Président des États-Unis avait officialisé sa décision de légaliser l’importation de trophées de chasse de gros gibiers, prétextant œuvrer en faveur d’un massacre à contre-coeur, pour que les éléphants puissent prospérer.

Le braconnage et la chasse restent l’une des principales sources de l’extinction de nombreuses espèces animales, notamment en Afrique où les parties de chasse touristique pullulent. En juin 2015, Walter Palmer, un riche dentiste avait payé la somme de 50 000 dollars pour abattre le lion Cecil, un animal bien connu des habitants et des touristes, vivant au Zimbabwe. L’homme a traqué la bête 40 heures durant avant de le tuer et d’emporter sa tête. Son acte s’est avéré être illégal.

Publié le mercredi 4 juillet 2018 à 16:38, modifications mercredi 4 juillet 2018 à 14:10

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