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Afghanistan : Daech revendique l’un des attentats les plus meurtriers jamais commis à Kaboul

L’attentat qui été commis pendant une manifestation pacifique de la minorité hazara chiite a fait plus de 80 morts et 200 blessés, samedi 23 juillet à Kaboul.

Pour la première fois depuis son implantation sur le territoire Afghan en 2015, l’Etat islamique a frappé Kaboul dans un attentat des plus sanglants qu’ait connu la .capitale du pays.

Une forte explosion a secoué la ville alors qu’une manifestation pacifique de la minorité chiite hazara avait lieu dans le centre de Kaboul. En fin de cortège, lorsque des milliers de manifestants étaient rassemblés dans le quartier Dehmazang, l’attentat a provoqué la mort d’au moins 80 personnes et fait plus de 200 blessés.

Au moins 80 personnes ont été tuées et 231 blessées.

A annoncé un porte-parole du ministère de la Santé afghan, Mohammad Ismail Kawoosi en précisant qu’il ne s’agissait que d’une première estimation.

Cet attentat, revendiqué par l’Etat islamique, est d’ores et déjà qualifié de l’attaque la plus meurtrière subit par Kaboul depuis l’été 2015. Cette année là, une série de quatre attentats avait engendré le décès de près de 60 personnes. Ces vagues de violence signaient à l’époque le début d’assauts d’envergure à Kaboul depuis la nomination du Mollah Mansour à la tête des Talibans.

Les autorités locales n’ont pas encore déterminé le nombre exact d’assaillants, mais ils ont déjà identifié deux combattants de l’Etat islamique.

Ils ont fait exploser leurs ceintures explosives lors d’un rassemblement chiite dans le quartier Dehmazang à Kaboul en Afghanistan.

A déclaré l’Amaq, l’agence de presse de l’organisation terroriste.

Du côté des services de renseignements afghans, le NDS :

Trois assaillants ont participé à l’attaque dont un seul a réussi.

Ont-ils annoncé, laissant entendre que le bilan aurait pu être encore plus effroyable.

Le premier a déclenché ses explosifs, le deuxième n’a que partiellement réussi mais l’explosion l’a tué et le troisième a été abattu par les agents du NDS.

Les manifestants chiites défilaient dans une ambiance calme et sereine, parfois même en vélo, avec de nombreuses femmes en tête de cortège. L’objectif de ce rassemblement était de manifester contre un projet de ligne à haute tension qui délaisse leur territoire, dans la province de Bamiyan (dans le centre de l’Afghanistan). Pour les responsables hazaras, le tracé de la ligne s’inscrivait dans un nouveau signe de discrimination à l’égard de leur communauté minoritaire dans le pays et leur province qui est la moins développée d’Afghanistan.

En effet, les Hazaras comptent trois millions de personnes et ont subi de nombreuses persécutions pendant des dizaines d’années. Des milliers du membre de cette communauté ont été sauvagement exécutés à la fin des années 1990 par Al-Qaïda et les talibans.

Depuis quelques mois les attaques ont repris avec des enlèvements et des assassinats.

Avec cet attentat sanglant, les observateurs redoutent la volonté de l’Etat islamique d’instiller un conflit ethnique.

Tout montre que cette attaque visait à susciter des tensions sectaires en ciblant le rassemblement des chiites hazaras.

A expliqué l’analyste afghan Haroon Mir au micron de l’AFP.

L’EI, sous pression au Moyen-Orient et en Afghanistan, cherche maintenant à susciter un conflit ethnique par ce type d’attaque.

Publié le dimanche 24 juillet 2016 à 14:22, modifications dimanche 24 juillet 2016 à 14:22

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