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Affaire Khashoggi : Le corps du journaliste aurait été démembré pour être dissous

Un conseiller du président turc Recep Tayyip Erdogan affirme que le corps du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, a été dissous après son démembrement.

De nouvelles informations macabres ont été révélées concernant le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. En effet, tué le 2 octobre à l’intérieur du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, il aurait été démembré afin que son corps puisse être dissous plus facilement. Il s’agit d’une information émanant  du journal turc Hürriyet, ce vendredi 2 novembre. Le quotidien cite un conseiller du président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Ils s’en sont débarrassés en le dissolvant

L’éditorialiste Jamal Khashoggi, collaborateur au Washington Post, a été tué le 2 octobre dans le consulat saoudien d’Istanbul. Il s’y était rendu pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque.

Nous voyons à ce stade qu’ils ne se sont pas contentés de le démembrer. Ils s’en sont débarrassés en le dissolvant.

A ainsi déclaré au quotidien Hürriyet ,Yasin Aktay, le conseiller du président Recep Tayyip Erdogan au sein de l’AKP, le parti au pouvoir.

Selon les dernières informations dont nous disposons, la raison pour laquelle ils ont découpé le corps, c’est pour le dissoudre plus facilement.

A-t-il ajouté.

Mercredi 31 octobre, un magistrat turc avait indiqué que la mort par strangulation et le démembrement de Jamal Khashoggi attestaient le caractère « prémédité du meurtre ». En effet, le procureur saoudien en charge de l’enquête a achevé mercredi ses inspections à Istanbul. Pendant trois jours Saoud Al Modjeb s’est entretenu avec des responsables turcs, dont le procureur stambouliote, et des représentants des services du renseignement. Il s’est également rendu au consulat général d’Arabie saoudite, lieu du meurtre de Khashoggi. Cependant, ces inspections n’ont pas donné de résultats concrets.

L’ordre de tuer émanait des plus hauts niveaux du gouvernement saoudien

Ce vendredi 2 novembre, la Turquie a accusé les « plus hauts niveaux du gouvernement saoudien » d’avoir commandité le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Nous savons que les auteurs de l’assassinat sont parmi les 18 suspects détenus par l’Arabie saoudite.

A écrit le président turc Recep Tayyip Erdogan dans une tribune publiée dans le Washington Post.

Nous savons aussi que ces individus sont venus pour exécuter leurs ordres. Tuer Khashoggi et partir. Enfin, nous savons que l’ordre de tuer Khashoggi est venu des plus hauts niveaux du gouvernement saoudien.

A-t-il ajouté.

Néanmoins, le président Erdogan a assuré « ne pas croire une seule seconde que le roi Salmane, le gardien des saintes mosquées, ait ordonné le coup ». Il ne mentionne pas en revanche le prince héritier Mohammed ben Salmane. L’actuel homme fort du royaume dont l’image a été considérablement ternie par cet assassinat condamné par l’ensemble de la communauté internationale.

Plus tôt dans la journée, Hatice Cengiz, la fiancée de Jamal Khashoggi a appelé Donald Trump à appuyer l’enquête turque pour localiser son corps. Son message a été transmis lors d’une cérémonie à la mémoire du journaliste à Washington.

Publié le samedi 3 novembre 2018 à 10:30, modifications samedi 3 novembre 2018 à 9:58

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