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Mohamed Abdeslam a été licencié de son poste à la mairie de Molenbeek

Mohamed Abdeslam, qui occupait un poste à l’administration communale de Molenbeek, a été licencié. Découvrez pourquoi.

Le frère des deux terroristes impliqués dans les attentats parisiens du 13 novembre n’était plus venu travailler depuis le 14 novembre, en congé maladie depuis cette date.

Le quotidien belge La Dernière Heure a annoncé ce mercredi 13 avril qu’il a été renvoyé de son poste de fonctionnaire au service des étrangers de la banlieue bruxelloise.

D’après le journal, ce sont ses dernières déclarations qui auraient conduit à son licenciement.

Nous considérons qu’il ne remplit plus les conditions pour pouvoir occuper une fonction au sein de l’administration communale et aussi parce que, par ses dernières déclarations, il ne tient pas la réserve qui est nécessaire pour ne pas entamer l’image de la commune. Et donc nous considérons qu’il y a une rupture de confiance avec l’intéressé.

A déclaré Françoise Schepmans, la maire de Molenbeek pour confirmer les déclarations du quotidien belge.

En effet, vendredi 1er avril, après avoir visité son frère Salah, à la prison de haute sécurité de Bruges, Mohamed Abdeslam s’était fait le messager des paroles de son frère au sujet des attentats parisiens :

J’ai volontairement refusé de me faire sauter (…) si j’avais voulu, il y aurait eu plus de victimes. Heureusement, je n’y suis pas allé.

En cause donc ces déclarations de Mohamed Abdeslam qui ont été perçues comme tentant de minimiser l’implication de son plus jeune frère dans la tuerie parisienne.

Les déclarations de Mohamed Abdeslam ont par conséquent rendu sa position au sein de l’administration locale proprement intenable, alors qu’il avait déjà remis plusieurs certificats médicaux d’absence.

A justifié la Direction des Ressources Humaines.

Son cas faisait polémique depuis cinq mois déjà et son implication dans le gang des ambulanciers charognards (Mohamed Abdeslam avait été condamné en 2010 pour avoir détroussé des cadavres) n’a pas arrangé la situation.

Les autorités belges avaient jusqu’alors opté pour le statu quo n’ayant rien à lui reprocher sur le plan professionnel.

Estimant la rupture de confiance avérée, le collège molenbeekois a finalement voté lundi le licenciement du frère de Salah et Brahim Adbeslam.

Toutefois, la commune a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un licenciement pour faute grave et que Mohamed Abdeslam percevra des indemnités.

Publié le jeudi 14 avril 2016 à 8:57, modifications vendredi 15 avril 2016 à 10:33

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