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Mission ExoMars : l’atterrisseur Schiaparelli a touché le sol mais reste silencieux

Après plusieurs heures passées sans nouvelles, l’équipe de l’Agence spatiale européenne s’inquiète de savoir si l’atterrisseur Schiaparelli sera opérationnel sur Mars.

L‘Agence spatiale européenne spatiale a réussi mercredi 19 octobre à placer la sonde européano-russe TGO en orbite sur Mars.

L’atterrisseur Schiaparelli a bien « touché le sol » de la planète rouge mais il n’émet plus aucun signal depuis.

L’inquiétude se lisait sur tous les visages des scientifiques du Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) basé à Darmstadt (en Allemagne) au fur et à mesure que les heures passaient.

L’atterrisseur a touché de sol, c’est sûr. Maintenant est-ce qu’il a touché le sol dans de bonnes conditions ou est-ce qu’il y a eu un rocher mal placé ou un cratère ou simplement un problème avec son émetteur radio, ça je ne le sais pas encore

S’est inquiété Thierry Blancquaert, le responsable de Schiaparelli à l’Agence spatiale européenne (ESA) après avoir étudié toute une série de données. Des propos rapportés par l’AFP.

Le module Schiaparelli, qui s’est séparé dimanche de la sonde scientifique TGO, s’était réveillé comme prévu peu avant l’atterrissage, tel qu’avait permis de le constater un radiotélescope indien qui a capté un signal radio venant de lui. Mais ce faible signal radio a cessé d’être reçu au moment de l’atterrissage.

En effet, grâce à plusieurs sondes autour de Mars, l’équipe de l’ESA arrive à analyser la situation de l’atterrisseur Schiaparelli, qui, en outre, est équipé d’une multitude de capteurs.

Il est clair que les signes ne sont pas bons mais nous avons besoin de plus d’informations.

Avait pour sa part déclaré quelques heures plus tôt Paolo Ferri, le chef de la division des Opérations à l’ESA.

Il peut y avoir beaucoup, beaucoup de raisons pour son silence. Nous saurons demain matin ce qui est advenu de lui.

A-t-il expliqué en précisant que l’équipe de scientifiques avait programmé de se réunir pour faire un point dans la matinée de ce jeudi.

Cette mission ExoMars 2016 est une mission test avant une autre plus ambitieuse prévue en 2020, dont l’objectif sera de poser un véhicule capable de forer jusqu’à 2 mètres de profondeur le sol de Mars et d’analyser des échantillons préservés de toute destruction photochimique. Avec l’espoir de mettre en évidence des traces de matières organiques inaccessibles jusqu’à présent.

Schiaparelli est un « démonstrateur » d’atterrissage, dont le rôle est avant tout technologique et non scientifique.

Nous avons fait tout cela pour avoir des données sur la façon d’atterrir sur Mars avec la technologie européenne. Les données que nous allons récupérer cette nuit nous servirons pour comprendre comment préparer l’atterrissage d’un robot mobile sur Mars en 2020

A déclaré à l’AFP Jocelyne Landeau-Constantin, la porte porte-parole à l’ESOC.

Publié le jeudi 20 octobre 2016 à 9:44, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:24

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