The Chief of Staff of the 27th Mountain Infantry Brigade, Alain Didier, speaks to journalists in front of the main entrance to the 7th CBA de Reynies mountain infantry military barracks in Varces-Allieres-et-Risset on March 29, 2018, after a man tried to ram his car into soldiers jogging nearby. A hunt was underway on March 29 for a man who tried to ram his car into soldiers jogging near their barracks in southeast France, without causing any injuries, the army said. The incident comes with France on edge after a jihadist rampage in the southwest last week, where a 25-year-old radicalised gunman killed four people, including a policeman who took the place of a hostage in a supermarket siege. / AFP / JEAN-PIERRE CLATOT

Militaires agressés en Isère: une “banale affaire de violence”

Pas un acte terroriste, ni même une tentative d'homicide, plutôt "une triste et banale affaire de violence" : le procureur de Grenoble a tenu à ramener l'agression de militaires, qui n'a pas fait de blessés jeudi 29 mars en Isère, "à de plus justes proportions".

Peu après 08h00, alors que des soldats de la caserne de Varces-Allières-et-Risset, qui accueille des troupes de montagne, faisaient du footing, un homme en voiture les a insultés, menacés avant de leur foncer dessus, sans gravité.

Moins d’une semaine après l’attentat jihadiste survenue dans l’Aude, dont les quatre victimes étaient inhumées ce jeudi à Carcassonne et Trèbes, ce geste a cependant réveillé le souvenir d’attaques contre les forces de l’ordre. Mais “nous ne sommes pas dans une affaire de terrorisme, très clairement”, a assuré le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, lors d’une conférence de presse retransmise sur internet par France 3.

Plus de peur que de mal

Après avoir détaillé les faits, M. Coquillat a précisé que les militaires n’avaient pas “sauté” pour éviter la voiture qui fonçait sur eux mais qu’ils s’étaient “écartés”. Selon le témoignage d’un soldat rapporté par le procureur, l’homme “a mis un coup de volant sur sa droite pour (les) effrayer”.

M. Coquillat a estimé que cette affaire ne relevait donc “pas de la tentative d’homicide mais de la violence avec armes et peut-être des menaces”.

Aucun signe de radicalisation

Interpellé pendant qu’il dormait dans la voiture et en état d’ébriété, le suspect de 23 ans n’avait pas encore été entendu par les enquêteurs. Ces derniers réalisaient dans l’après-midi une perquisition à son domicile.

Déjà condamné à 25 reprises notamment pour des vols et des violences, le jeune homme avait effectué deux séjours à la prison de Varces, le dernier ayant pris fin le 15 décembre 2017. Il ne présentait aucun signe de radicalisation, a souligné le parquet.

La propriétaire du véhicule, interpellée en milieu de journée, s’était présentée dans la matinée dans la crèche où elle est en stage “avec un œil au beurre noir et accompagné d’un homme excité et sous l’emprise de l’alcool selon des témoins”, a ajouté M. Coquillat.

Une deuxième jeune femme qui se trouvait dans le véhicule au moment des faits n’a quant à elle pas été identifiée.

Modifié : 30 mars 2018 11 h 25 min

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