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Sous-marins : Le groupe français DCNS remporte un « méga contrat »

L’Australie a retenu l’offre de DCNS pour la construction de 12 sous-marins hauturiers. Ce très gros contrat devrait permettre la création de milliers d’emplois en France.

Alors que le consortium japonais formé par Mitsubishi et Kawasaki était d’abord parti favoris, puis ce fut au tour du groupe allemand TKMS, c’est finalement le groupe français DCNS qui a été choisi par l’Australie.

L’annonce a été faite ce mardi 26 avril et le budget de ce programme de défense est présenté comme étant le plus important de l’histoire de ce pays de l’Océanie, soit 50 milliards de dollars australiens, soit 34,3 milliards d’euros.

Ce contrat comprend la conception, les transferts de technologies, la production, le système de combat et le contrat de maintenance sur vingt-cinq ans.

Les recommandations lors du processus d’évaluation des offres ont été sans équivoque : l’offre française est la plus à même de répondre aux besoins uniques de l’Australie. Ces sous-marins seront les plus sophistiqués du monde, et ils seront construits ici, en Australie.

a déclaré le premier ministre Malcolm Turnbull, devant les chantiers navals d’Adelaïde, en Australie-Méridionale.

Pour rafler le marché, le groupe français et son actionnaire et partenaire Thalès a misé sur une version à propulsion classique du Barracuda (la nouvelle génération de sous-marins nucléaire d’attaque de la marine nationale).

Si ses capacités à naviguer sur de longues distances ont pu séduire, c’est surtout la discrétion des sous-marins qui a fait la différence. En effet, on a appris que la France avait accepté de transférer sa technologie de furtivité, quasi unique au monde.

Ainsi, à l’occasion de la médiatisation de ce contrat, beaucoup de français ont découvert ce groupe, qui est pourtant un géant de l’industrie de la Défense et qui est étroitement lié à l’histoire militaire de la France. Avec le groupe Saint-Gobain, DCNS est la seule entreprise française à puiser ses racines au XVIIème siècle et fêtera ses 400 ans en 2031.

DCNS qui avait engagé une restructuration après s’être trop diversifié (dans le nucléaire civil notamment) avait notamment ouvert son capital au groupe Thalès (qui détient 35% du capital depuis 2011), laissant 63,5% du capital à l’Etat (les 28,5% restant étant détenu par les salariés).

Le Président de la République s’est félicité de ce choix :

Il marque une avancée décisive dans le partenariat stratégique entre les deux pays, qui vont coopérer durant cinquante années sur l’élément majeur de souveraineté que représente la capacité sous-marine.

L’Elysée a également ajouté :

La France est fière de l’excellence technologique dont ses entreprises ont fait preuve pendant cette sélection. Ce nouveau succès sera créateur d’emplois et de développement en France comme en Australie.

A présent, les négociations vont commencer entre DCNS et le gouvernement australien pour définir les modalités du programme. La mise en service du premier sous-marin est prévue pour 2030 et les 12 bâtiments remplaceront la flotte des six sous-marins Collins.

Publié le mardi 26 avril 2016 à 13:47, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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