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Marineland en colère contre l’arrêté de Ségolène Royal

Marineland a déposé un recours contre l’arrêté Royal. En cause ? l’interdiction de reproduction des dauphins et des orques en captivité. Arrêté paru le 6 mai au Journal officiel, signé par Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement à l’époque.

Et pourtant après avoir rouvert à cause des violentes intempéries en 2015 qui ont affecté la région PACA, le parc aquatique, célèbre pour ses spectacles avec orques et dauphins, avait fait l’objet d’une enquête préliminaire. Des associations luttant contre la captivité des cétacés ont en effet déposé une plainte pour « actes de cruauté » et « maltraitance envers les animaux ». Une assignation en justice s’est ajoutée à cette plainte ce 27 mars.

Ségolène Royal interpellé par les associations

La première des violences, c’est la captivité

explique Christine Granjean présidente de l’association C’est Assez !.

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal avait promis de modifier la législation. Et c’est ce qu’a fait l’ancienne ministre de l’écologie. A ce jour, le parc aquatique Marineland a déposé un recours contre l’arrêté signé par Mme Royal. Pour la direction du parc cet arrêté condamne “à terme l’activité des delphinariums français”.

Une lettre explicative de Marineland

Madame La Ministre a introduit dans l’arrêté des modifications de dernière minute bouleversant son économie générale.

évoquant un texte qui “dénature le travail et les échanges résultant de plus de deux années de concertation entre les services de l’Etat, les associations de défense des animaux et de protection de l’environnement et les professionnels du secteur”.

Ce faisant, Madame la ministre a excédé ses compétences (notamment en interdisant la reproduction des dauphins et en condamnant, à terme, l’activité des delphinariums français)”, poursuit Marineland.

Il résulte, au sein même de l’arrêté, des contradictions et incohérences rendant impossible la mise en oeuvre de celui-ci et conduisant inéluctablement, contrairement aux objectifs affichés par l’arrêté, à une altération des comportements naturels des animaux, des risques pour leur santé et, à long terme, une moindre protection des espèces concernées

Marineland souhaite que l’arrêté soit réécrit avec l’aide d’un comité scientifique reconnu, et qu’il tienne compte pleinement de l’arrêté de mars 2004 encadrant les activités zoologiques.

Publié le mardi 11 juillet 2017 à 15:15, modifications mardi 11 juillet 2017 à 15:22

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