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Mariage posthume de Xavier Jugelé en présence de François Hollande et Anne Hidalgo

L’ancien Président, François Hollande, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, ont assisté au mariage posthume du policier Xavier Jugelé et de son compagnon Étienne Cardiles.

Le discours d’Étienne Cardiles lors de l’hommage à son compagnon, Xavier Jugelé tué dans un attentat sur les Champs-Elysées, avait bouleversé la France.

Or, selon une information du Parisien, les deux hommes ont été mariés à titre posthume ce mardi 31 mai, dans la mairie du XIVe arrondissement de Paris.

Le quotidien a souligné que François Hollande, l’ancien président de la République et Anne Hidalgo, la maire de Paris, étaient tous deux présents lors de la cérémonie.

« Douleur extrême »

Les deux hommes étaient déjà pacsés. Or, comme le stipule l’article 171 du Code civil, la date du mariage a été fixée au jour précédant le décès, soit le 19 avril 2017.

Selon le site internet du gouvernement, c’est le président de la République qui autorise, par décret, la célébration de ce mariage.

Ainsi, il est le seul à apprécier de la gravité de la situation et du consentement du défunt.

Cependant, deux conditions doivent être réunies pour que le chef d’Etat accède à une telle requête. Le mariage à titre posthume est autorisé en cas de «motifs graves», ce à quoi correspondait un attentat.

Il faut également prouver l’existence d’une «volonté matrimoniale non équivoque» de la personne décédée.

Le mariage à titre posthume a été instauré par la loi du 17 mars 1803. Remodelé à de nombreuses reprises, il devait notamment permettre aux femmes de soldats tombés au front lors de la Première Guerre mondiale de légitimer les enfants conçus avant leur décès et de recevoir une pension.

Xavier Jugelé a été tué le 20 avril, quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Son assassin avait tiré sur un car de police garé le long de l’avenue des Champs-Élysées. Le policier de 37 ans, qui était au volant, avait reçu deux balles dans la tête.

Le 25 avril, à l’occasion de l’hommage national, Étienne Cardiles, avait témoigné de « sa douleur extrême ».

Il avait déclaré souffrir « sans haine ».

La cérémonie s’était déroulée dans la cour de la préfecture de police. Déjà en présence de François Hollande (alors encore chef d’Etat) et d’Anne Hidalgo.

C’est parce qu’il était policier qu’il a été frappé, et c’est en policier qu’il est tombé.

Avait déclaré l’ancien président dans son discours.

Publié le jeudi 1 juin 2017 à 10:34, modifications jeudi 1 juin 2017 à 10:07

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