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Lyon : Des chauffeurs de taxi tabassent un client d’Uber

La grogne monte entre les taxis et Uber. Alors que le préfet de Lyon a interdit la mise en place d’UberPop, des échauffourées ont eu lieu à Lyon ce week-end. Signe d’un malaise. Une agression médiatisée et ce n’est pas la première. Et pour cause, un client d’Uber s’est attiré la colère d’un chauffeur de taxi qui l’a molesté et laissé inconscient sur la chaussée.

Les incidents se multiplient : Strasbourg, Lyon… Les organisations de taxis appellent à manifester demain à Lyon pour l’application de la loi Thévenoud.

La tension est encore palpable entre chauffeurs de taxis traditionnels et chauffeurs pour UberPOP. Des conducteurs de taxis ont fait un traquenard à un chauffeur d’UberPOP. Insultes, intimidations et cerise sur le gâteau, son véhicule a été recouvert d’autocollants. Ses bourreaux se sont fait passer pour des clients. Cette même nuit, Alexandre, un jeune lyonnais s’est fait agresser violemment. Une pluie de coup de poings s’est abattu sur son visage. Bilan : fracture du nez et 21 jours d’ITT rapporte le site 20 minutes. La victime a posté une photo de lui amoché et dans un sale état. Selon son témoignage, les taxis l’ont laissé à terre :

Dans sa flaque de sang.

Sa photo a été relayée plusieurs fois par les internautes qui lui apportent son soutien. Incompréhension et indignation sont les mots rapportés par les internautes. Le père d’Alexandre a témoigné sur Europe 1 :

Il est dans un sale état. Je ne reconnaissais pas mon fils. Il a trois fractures, à la mâchoire, le nez cassé, plus de sinus et la pommette défoncée.

Un appel à témoin a été lancé contre l’auteur de cette agression gratuite.

Uberpop est considéré comme une entreprise qui exerce illégalement de la profession de taxi et fait couler beaucoup d’encre. Le jeune lyonnais a reçu le soutien de Uber France via Twitter :

Demain la mobilisation générale va permettre de découvrir l’ampleur du mécontentement. Uber n’a pas été condamné et conteste plusieurs points de la loi Thévenoud devant le conseil constitutionnel. En attendant, les chauffeurs UberPop continuent d’exercer à leurs risques et périls dans un contexte malsain. Cela justifie-t-il le droit de molester les passagers d’Uber et se faire justice soi même ?

Qu’en pensez-vous ? Le débat est lancé et n’est pas prêt d’être fini.

Publié le mercredi 24 juin 2015 à 11:04, modifications mercredi 24 juin 2015 à 11:04

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