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L’ONU éjecte la Russie du Conseil des droits de l’homme

L’Assemblée générale de l’ONU a rejeté la candidature de la Russie au Conseil des droits de l’homme. La Russie était en lice avec la Croatie et la Hongrie pour deux sièges réservés aux pays d’Europe de l’Est.

L’Assemblée générale des Nations unies a rejeté vendredi 28 octobre la candidature de Moscou pour siéger au Conseil des droits de l’homme pour le mandat 2017-2019. La Russie, la Croatie et la Hongrie étaient en lice pour deux sièges réservés à l’Europe de l’Est.

Vivement critiqué pour ses frappes militaires en Syrie par de nombreuses organisations humanitaires, Moscou n’a obtenu que 112 voix contre 114 pour la Croatie et 144 pour la Hongrie, sur 193 pays membres.

Même si le poids du Conseil des droits de l’homme est avant tout symbolique, c’est un désaveu pour la diplomatie russe.

De nombreuses organisations humanitaires avaient appelé à ne pas réélire la Russie pour un deuxième mandat de trois ans au Conseil des Nations Unies en raison de son soutien au régime de Bachar al-Assad.

En effet, une pétition signée par 80 ONG, dont Human Rights Watch et Refugees International, et publiée il y a quelques jours, conseillait aux pays votants de

se demander sérieusement si le rôle de la Russie en Syrie, qui inclut le soutien et l’engagement d’actions militaires qui ont régulièrement ciblé des civils […] la rend apte à servir dans la première institution inter-gouvernementale de droits de l’Homme des Nations unies.

L’Arabie saoudite, elle aussi critiquée par des ONG pour sa campagne de bombardements au Yémen, a par contre été élue au Conseil avec 152 voix, notamment parce qu’il n’y avait pas de concurrence au sein du groupe asiatique.

Il s’agit clairement d’un signal d’alarme pour Moscou

A déclaré à l’AFP le directeur de Human Rights Watch (HRW) à Genève John Fisher, en souhaitant « que le message soit entendu ».

Il est difficile de croire que les gens qui ont voté aujourd’hui n’avaient pas en tête la situation à Alep.

a souligné Akshaya Kumar, la directrice adjointe de HRW pour l’ONU à New York.

Dans la foulée, Moscou a qualifié ce rejet de « cynique » et « déshonorant », assurant que les accusations dont la Russie faisaient l’objet étaient plutôt motivées par des objectifs politiques que par la défense des droits humains. Vladimir Poutine, qui mène des frappes aériennes en Syrie depuis de nombreux mois, a indiqué agir légalement, en réponse à une demande officielle d’assistance provenant du gouvernement syrien, et a souligné que ses efforts de guerre se concentraient uniquement sur les terroristes.

Publié le dimanche 30 octobre 2016 à 11:52, modifications dimanche 30 octobre 2016 à 10:29

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