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Ce que l’on sait de l’attentat déjoué qui visait la présidentielle

Deux hommes soupçonnés de préparer des attentats « imminents » contre la campagne présidentielle en France ont été arrêtés mardi matin à Marseille. Ils voulaient agir « dans les tout prochains jours ».

Dans le cadre de l’attentat déjoué qui visait la présidentielle, deux hommes ont été arrêtés à Marseille, mardi 18 avril, par la DGSI et le Raid.

En effet, les deux suspects ont été interpellés à la sortie d’un appartement situé rue de Crimée, dans le 3e arrondissement de la cité Phocéenne.

Située près de la Gare Saint-Charles, la zone était, jusqu’en début d’après-midi, bouclée sur environ 200 m.

Appartenant à la mouvance islamiste, ils sont soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat pendant la campagne présidentielle.

Selon le procureur de la République :

Les éléments recueillis attestent que ces deux hommes se préparaient à mener une action imminente sur le territoire national.

Les deux hommes étaient activement recherchés depuis une dizaine de jours. Ils étaient visés par un mandat de recherche pour association de malfaiteurs terroriste.

Des fiches de recherche avaient été émises à titre exceptionnel ces derniers jours à tous les services de police français par la DGSI et le parquet anti-terroriste de Paris.

Deux suspects de 23 et 29 ans

Selon le procureur de la République, Clément Baur, âgé de 23 ans, et Mahiedine Merabet, âgé de 29 ans se sont connus « en détention en 2015 pour des faits de droit commun » dans la prison de Sequedin (dans le Nord).

Le plus âgé des deux suspects, Mahiedine Merabet, cherchait à entrer en contact avec l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), notamment pour transmettre « une vidéo d’allégeance ou de revendication », a révélé le procureur François Molins.

Ainsi, le 5 avril dernier, la section antiterroriste avait ouvert une enquête préliminaire sur les agissements de Mahiedine Merabet.

Le 7 décembre 2016, une perquisition avait eu lieu à son domicile à Roubaix (Nord), où un drapeau de l’Etat islamique a été découvert.

Il avait été assigné à résidence, mais était devenu introuvable.

Concernant Clément Baur, des proches ont signalé dès mars 2015 sa disparition inquiétante.

Il avait des velléités de partir en Syrie et une pratique radicale de l’islam. A noter également une proximité avec des proches de la communauté tchétchène à Nice.

A précisé le procureur.

Des explosifs retrouvés sur les lieux de la perquisition

Selon le ministère de l’Intérieur, des perquisitions sont toujours en cours.

Cependant, des éléments matériels confirmeraient d’ores et déjà ce projet d’attentat.

Ainsi, de la poudre de TATP (un puissant explosif) ainsi que des armes ont été retrouvés.

Sur les murs de l’appartement, les enquêteurs ont également découvert un plan de Marseille. Ainsi que des photographies d’enfants morts dans des bombardements.

Si la date de l’attentat ainsi que sa ou ses cibles n’ont pas été établies avec certitude, selon des informations de France Info, deux candidats à l’élection présidentielle, dont François Fillon, étaient visés par les deux hommes.

Selon Le Figaro, depuis vendredi, la sécurité du candidat de la droite avait été renforcée, avec notamment des tireurs d’élite présents lors de ses déplacements et meetings.

Les photos des suspects avaient été également communiquées aux équipes de campagne de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron.

Enfin, pour que « le scrutin se déroule de la meilleure manière qui soit », le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, a rappelé que 50 000 policiers et gendarmes seront déployés sur le territoire français lors des deux tours de l’élection présidentielle.

Publié le mercredi 19 avril 2017 à 8:58, modifications mercredi 19 avril 2017 à 8:12

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