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L’État Islamique crée un nouvel instrument de torture contre les femmes

L’État Islamique a conçu un nouvel outil de torture pour châtier les femmes qui ne respecteraient pas la charia.

Les rues de Mossoul, ville irakienne sous le contrôle de l’État Islamique, montrent que l’oppression est de plus en plus brutale, au point qu’une nouvelle torture y est appliquée. Les femmes en seraient les principales victimes.

Le journal anglais Independent raconte les révélations faites par Fatima, une jeune femme de 22 ans qui a fui la ville et qui a réussi à rejoindre, saine et sauve, le camp de réfugiés de Mabrouka, en Syrie. Selon le journal, Fatima aurait fui Mossoul car ses enfants, dont un bébé de 11 mois, était affamés.

L’État Islamique, qui applique une interprétation stricte de la loi islamique, punit toute femme qui ose montrer une petite partie du corps ou qui se promène dans les rues sans être accompagné par un homme. Ces châtiments utilisent un objet que l’on pourrait appeler de «mordeur», un dentier métallique qui arrache des morceaux de chair humaine.

Un jour, la sœur de Fatima a oublié de porter des gants et elle a été repérée par une patrouille de l’État Islamique. Un mois plus tard, les marques des sévices subis étaient encore visibles sur ses bras.

Pendant les premiers mois d’insurrection djihadistes, l’État Islamique a essayé de maintenir ouvert les services publics. Mais la durée du conflit, ainsi que les bombardements des Russes et de la coalition dirigée par les États-Unis ont aggravé la situation pour les populations locales.

Avec le manque de carburant et de nourriture, ainsi que la difficulté à répondre aux besoins primaires, l’État Islamique semblerait se tourner vers une aggravation de la surveillance et de la brutalité. Les exécutions publiques sont de plus en plus fréquentes, arbitraires et violentes.

Publié le mercredi 2 mars 2016 à 10:20, modifications mercredi 2 mars 2016 à 10:02

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