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Les produits dérivés de l’Elysée remportent un vif succès : Les montres, mugs et stylos en tête des ventes

Si la démarche a suscité des polémiques, près de 350.000 euros de produits dérivés de l’Elysée ont été vendus en trois jours.

Les produits dérivés de l’Elysée ont remporté un franc succès. En effet, près de 350.000 euros de ventes ont été réalisés en trois jours, en ligne ou à la boutique éphémère installée dans la cour d’honneur lors des 35e Journées du Patrimoine. La présidence française a mis à la vente dès vendredi 14 septembre une cinquantaine de produits dérivés pour « contribuer à financer la rénovation du palais de l’Elysée».

Montre, mugs et stylos en tête des ventes

Dans le détail ce sont 7.320 produits qui ont été vendus en trois jours en ligne. Et 347.000 euros ont été récoltés par cette vente en ligne et dans la boutique éphémère, a précisé la présidence. Par ailleurs, quelque 200.000 curieux ont visité le palais présidentiel à l’occasion des Journées du patrimoine ce week-end. Ils ont pu acheter des produits décorés en bleu-blanc-rouge labellisés « Élysée-Présidence de la République ». Certains objets étaient plus personnellement liés à Emmanuel Macron, comme un dessin géant à colorier avec le couple Macron et leur chien Némo. Ou encore un t-shirt siglé « Poudre de Perlimpinpin ». La célèbre expression utilisée lors du débat de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle contre Marine Le Pen.

En tête des ventes, la montre LIP, au bracelet tricolore et vendue à 169€, a eu le plus de succès.

Elle a été portée par Emmanuel Macron ces derniers mois. Viennent ensuite les stylos Bic 4 couleurs, les mugs Élysée et les crayons Bic trois couleurs.

Polémique autour des mugs

Au moment de l’annonce de la vente de certains produits, une polémique a vu le jour autour des mugs. En effet, les tasses estampillées « porcelaine de Limoges » par la société Mug in France n’étaient en réalité pas fabriquées dans la commune de Haute-Vienne. C’est Alain Mouly, le président de l’Union des fabricants de porcelaine de Limoges et président de l’organisme de défense et de gestion pour l’indication géographique protégée, qui a été alerté fin août par des porcelainiers

Lors d’une réunion où les fabricants étaient réunis, j’ai demandé dans l’assistance qui fabriquait de tels produits. Tout le monde a ri. Il y a bien longtemps qu’aucun porcelainier ne fabrique plus de mugs. Le produit revient trop cher, ne se vend pas et ça ne correspond pas au créneau de la porcelaine de Limoges. La plupart des mugs sont aujourd’hui fabriqués en Asie.

A expliqué Alain Mouly à l’AFP.

Ainsi, les mugs ne sont pas fabriqués en Haute-Vienne et ils sont décorés dans les environs de Toulouse.

L’histoire est croquigolesque. L’Etat délivre des labels de protection et n’exerce lui-même aucun contrôle sur les fournitures qu’il achète. C’est un peu léger.

A raillé Alain Mouly

Enfin, dans un communiqué, la présidence a annoncé que l’Élysée ne se fournirait plus auprès de Mug in France.

 

Publié le mardi 18 septembre 2018 à 9:33, modifications mardi 18 septembre 2018 à 9:38

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