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Les bouchers-charcutiers demandent une protection policière contre les violences des vegans

Les bouchers-charcutiers français se sentent menacés depuis plusieurs semaines. La profession dénonce des « violences physiques, verbales, morales » de la part de groupuscules Vegans.

Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, les bouchers-charcutiers ont demandé lundi 25 juin davantage de protection face aux attaques de la part de groupuscules vegans anti-viande, et anti-élevage.

Comportements extrémistes

Nous comptons sur vos services et sur le soutien de l’ensemble du gouvernement pour que cessent, le plus rapidement possible, les violences physiques, verbales, morales subies par les artisans bouchers-charcutiers.

Peut-on lire dans cette lettre datée du 22 juin et signée du président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT), Jean-François Guihard.

Les 18.000 artisans bouchers-charcutiers en France s’inquiètent des conséquences de la surmédiatisation du mode de vie vegan.

A poursuivi le responsable. En outre, il s’est dit « choqué » qu’une partie de la population veuille « imposer à l’immense majorité son mode de vie pour ne pas dire son idéologie ». Il a notamment déploré les « intimidations » récentes dont ont fait l’objet des boucheries-charcuteries.

Une  violence qui s’exerce tant à visage découvert que masqué.

Précise la lettre.

Quelle sera la prochaine étape ?

En effet, dans les Hauts-de-France, sept boucheries ont été aspergées de faux sang en avril. En outre, une boucherie et une poissonnerie ont été vandalisées. Leurs vitrines ont été brisées et les façades taguées de l’inscription « stop au spécisme ». Ces dernières années, l’antispécisme s’est développé. Il rejette une division en espèces qui justifierait la domination des humains sur les autres animaux. Les antispécistes s’opposent notamment à toute hiérarchie entre l’être humain et les animaux. Par ailleurs, la maire de Lille, Martine Aubry, a indiqué que la mairie allait se constituer partie civile.

Or, selon la CFBCT, d’autres précédents ont également été « signalés en région Occitanie ». Pour mémoire, fin mars, au moment de l’attaque de Trèbes, une militante vegan de la cause animale avait publié un message injurieux à l’égard du boucher tué dans le supermarché. Après ses propos injurieux, elle avait été condamnée sept mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ».

Face à cette escalade de la violence, quelle sera la prochaine étape ?

S’est interrogée la fédération professionnelle de la boucherie dans sa lettre. Elle a regretté que « quelques individus ou organisations cherchent à semer la terreur ».

Publié le mardi 26 juin 2018 à 11:38, modifications mardi 26 juin 2018 à 11:36

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