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Le Vietnam a rendez-vous avec la Formule 1 à partir de 2020

La Formule 1 est en piste vers le Vietnam: la capitale Hanoï accueillera en 2020 son premier Grand Prix, a annoncé jeudi le régime communiste, prenant de cours le promoteur du Championnat du monde.

“La ville de Hanoï a réussi à obtenir d’accueillir une course du Championnat du monde de Formule 1 de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) à partir d’avril 2020”, affirme la municipalité dans une invitation à la présentation du circuit la semaine prochaine.

Sollicité par l’AFP, le promoteur n’a pas confirmé cette information. “Depuis un an, nous avons discuté avec un certain nombre de destinations à travers le globe, se contente de préciser Formula 1. Nous sommes satisfaits des progrès réalisés et en diront plus à propos de nos ambitions dans les jours à venir.”

Les autorités vietnamiennes soutiennent depuis des mois ce projet de course sur un circuit urbain, qui selon elles doit être financé par le secteur privé.

En août, Mai Tien Dung, haut responsable gouvernemental, avait espéré que de potentiellement “énormes” revenus publicitaires en couvrent le coût.

Un premier tracé a été envisagé autour du lac de l’Epée (ou lac Hoan Kiem) dans le Vieil Hanoï, avant que soit préférés les abords du stade national, où les routes sont plus larges.

Le directeur de course de la F1, Charlie Whiting, avait confié à la presse il y a quelques semaines avoir visité le site et croire au fait que le circuit puisse être prêt pour 2020.

D’après Whiting, cité par Fox Sports, la course devrait être en grande partie courue sur des routes déjà existantes mais certaines doivent encore être construites.

Financièrement risqué

Deux autres Etats d’Asie du Sud-Est ont déjà organisé ou organisent toujours un Grand Prix de F1: la Malaisie et Singapour.

Avec l’Amérique du Nord, la zone est l’un des marchés désignés par les propriétaires de la F1 depuis janvier 2017, le groupe américain Liberty Media, pour développer la catégorie reine du sport automobile.

Accueillir un GP est toutefois coûteux et financièrement risqué, particulièrement pour des villes comme Hanoï dans lesquelles la culture de la course automobile n’est pas répandue.

En 2018, la Malaisie a d’ailleurs cessé d’organiser, faute de rentabilité, le GP qu’elle accueillait depuis 1999, victime notamment de la concurrence de Singapour.

Bien que des courses de motos de rue, à la fois informelles et illégales, et une scène naissante de courses tout-terrain commencent à gagner du terrain au Vietnam, la Formule 1 n’a pas encore fait son chemin parmi les amateurs de sport du pays, dont la plupart se passionnent pour le football.

Les organisateurs espèrent que la classe moyenne en plein essor en Asie du Sud-Est, qui abrite certaines des économies les plus dynamiques du continent asiatique, adoptent des disciplines, comme la course automobile, installées de longue date dans les pays plus riches.

Liberty Media, pour sa part, envisage d’accroître jusqu’à 25 le nombre de courses par saison de F1, contre 21 en 2018 et 2019, quitte à en raccourcir les formats. Les circuits urbains devraient dans ce cadre être privilégiés.

Outre Hanoï, Miami était sur les rangs pour organiser une course dès 2019, mais les négociations ayant achoppé, la ville de Floride n’accueillera pas de GP avant 2020 au mieux.

Publié le jeudi 1 novembre 2018 à 16:40, modifications jeudi 1 novembre 2018 à 16:40

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